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Auteur/autrice : FREDERIC G.
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La Tudor BB58 autrement
La Black Bay est un classique horloger, autant pour son design que pour son excellent calibre Kenissi, toujours très bien réglé. Je remarque cependant que la version sur acier est la plus largement répandue, on voit très peu de BB sur cuir. C’est peut-être la faute au système de pompes trop peu pratique pour que chacun puisse changer de bracelet facilement mais je pense plutôt que le bracelet acier riveté lui va si bien qu’une majorité de propriétaires l’a choisie dans cette livrée.
C’est dommage car les Black Bay sont jolies sur toutes les matières. Les NATO semblent être pensés pour ces plongeuses et le cuir leur va également très bien, tout comme les tissus techniques . Pourquoi ne pas changer un peu le look de votre précieuse ? Je vous promets que vous ne le regretterez pas.
Cuir ou acier ?
Puisqu’il est malaisé d’ôter rapidement le bracelet acier. Il faut faire un choix. À moins que vous ne possédez un outil dédié pour le retirer et l’installer, il faudra opter pour un style et le conserver quelques temps. C’est donc d’abord une question de goût. Nous l’avons compris sur le test de la Tudor 37 mm, le bracelet impacte énormément sur l’aspect de la montre.
Le bracelet acier est magnifique, il faut l’avouer. Ses rivets sont du plus bel effet, les proportions sont parfaites et le tout est sportif et élégant.

Photo : Twistheure Seulement voila, il ne faut pas sous-estimer le cuir et le tissu, ni même le caoutchouc. Nous avons testé plusieurs solutions sur notre modèle 41 mm. Toutes les trois sont de très belles alternatives, à la hauteur du boitier de la Tudor. La première est celle proposée nativement par la marque car oui, vous pouvez acquérir une Black Bay sur NATO. Et acheter le bracelet acier plus tard.
Le Nato Tudor fait main
Le bracelet fourni avec la BB référence M79230R 009 est un NATO burgundy chiné de grande qualité. Fait main à la machine ^^, c’est le top du tissage. Il faut cependant bien le serrer car il est relativement fin, ce qui joue sur la tenue au poignet. Il est dépourvu de bande centrale mais il sied parfaitement à la BB58 ainsi. On le trouve aussi en noir sur la version 39 mm de la Black Bay 58, cette fois avec une bande centrale. Vous trouverez plus d’informations sur la page Tudor dédiée.

Crédit Tudor 
Crédit Tudor L’alternative au NATO officiel
Sincèrement, il n’est pas nécessaire de dépenser beaucoup pour un NATO. C’est un bracelet basique prévu à la base pour être porté au dessus d’une combinaison de plongée grâce à sa grande longueur. On en trouve aujourd’hui à tous les prix et de tous les motifs, mais autant choisir une qualité suffisante. Attention également à l’épaisseur car contrairement au NATO Tudor qui s’installe grâce à des tunnels spécifiques, les bracelets standards doivent être glissés entre le boitier et les pompes de maintien. En dehors de cette spécificité, n’importe quel Nato 22 mm fera l’affaire, pourvu qu’il soit assez fin.

Crédit : Bracelet Montre Le bracelet Ralftech Dandy
Ce bracelet gris chevronné proposé par Ralftech fait très joliment ressortir le rouge de la lunette de la BB58. Il m’est souvent arrivé d’installer des bracelets Ralftech sur les montres de la rédaction car ils sont très beaux. Hélas, malgré le prix conséquent, la qualité est décevante. J’en ai essayé deux en textile et ils ont rapidement peluché au niveau des trous. Le voici malgré tout sur une Glamour double date originellement sur acier :

Glamour double date, photo Tudor 
le bracelet Ralftech Dady sur une Tudor Glamour double date, crédit Twistheure 
Nato d’origine Tudor sur glamour double date Vous conviendrez que le résultat est réussi. Le gris convient très bien aux montres bordeaux. Tout comme le vert forêt ou le kaki. Nous n’avons pas pu vous montrer le résultat réel avec le bracelet gris et la BB58, à défaut voici un montage qui rend hélas moins bien que le résultat réel :

Image : Twistheure Black Bay sur bracelet cuir
Les plongeuses s’accordent bien avec les cuirs patinés, ils font ressortir l’aspect fonctionnel, évoquent le vécu et l’aventure. C’est le style baroudeur élégant.
Afin de valoriser le cadran, il faut choisir une couleur qui contraste ou une couleur complémentaire. Bleu et caramel par exemple. Cette page sur les couleurs vous aidera beaucoup dans vos choix de bracelets.

Crédit : Manufakturwerk BB58 2024 et pièces de bouts
L’ultime variation permettant de s’affranchir de l’acier, c’est le caoutchouc officiel Tudor. Seule la version METAS est compatible avec le T-Fit et son bracelet caoutchouc muni de pièces de bouts. Si vous possédez le dernier modèle ( M7941a1a0ru-0001 ), vous avez une option supplémentaire comparativement aux possesseurs de la BB58 antérieure, comme la nôtre. Le boitier de la dernière version 2024 a été légèrement modifié et peut accueillir le bracelet noir. L’ancien modèle n’est pas compatible.

crédit Tudor Cette alternative est proche du bracelet acier tout en étant différente. Elle modifie l’esthétique en conservant l’aspect massif inhérent à l’acier, et le noir du matériau contraste joliment avec le boitier.
En bref
Si le bracelet riveté Tudor est magnifique, il n’est pas le seul accessoire à sublimer l’élégance sportive de la Black Bay. En réalité, il y a toujours plusieurs solutions pour habiller une montre et la BB58 n’échappe pas à cette règle. Nous avons d’ailleurs rédigé un article dédié à ce sujet sur cette page.
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Test du SwissKubik Masterbox, finition cuir
Pour faire suite à notre article sur les remontoirs et comment les choisir, nous avons souhaité nous attarder sur un modèle particulier. La gamme SwissKubik est celle que nous utilisons, nous sommes donc familiers avec son fonctionnement, ses options, les modèles existants, l’application attenante et surtout avec la qualité de ses produits, digne des garde temps auxquels ils sont destinés. Rappelons qu’un remontoir est un objet qui permet de s’exonérer du remontage et de conserver sa montre automatique à l’heure lorsqu’on ne la porte pas.
L’application, le cœur du Masterbox
Sur le remontoir, on ne trouve qu’un unique bouton de mise en marche. C’est suffisant pour remonter n’importe qu’elle montre pourvu que le sens de rotation corresponde aux spécificités de votre modèle. Car certains garde-temps se remontent uniquement dans un sens, même si les plus hauts de gamme sont généralement bidirectionnels. Lorsqu’on s’offre un remontoir SwissKubik, c’est généralement pour remonter une belle montre.

Le sens de remontage est toujours indiqué L’idéal est d’installer l’application sur votre smartphone afin d’effectuer les réglages et d’entrer le ou les profils de votre montre. Vous pourrez régler :
- la vitesse de rotation
- le sens de rotation
- la couleur des LED
- La marque et le modèle


Apple ou Android, les deux OS sont compatibles et utilisent le bluetooth. L’appairage est aisé.
Autonomie record
La batterie interne remplaçable du Masterbox est prévue pour durer des mois. Celle de notre modèle n’est pas encore descendue sous les 100 % malgré une utilisation régulière. Mais une prise USB-C est malgré tout présente.

La pile, visible sur le modèle Skeleton Des finitions grand luxe
C’est la version cuir que nous utilisons, une des nombreuses finitions disponibles. Si la partie esthétique fait beaucoup varier le tarif, l’aspect technique évolue également selon la gamme. Les différents designs méritent cependant que l’on s’y attarde. Il faut distinguer les gammes Startbox et Masterbox, différenciées à la fois par leur fonctionnalités et leur niveaux de finition. Les Startbox ne bénéficient pas de l’application, elles offrent moins de possibilités mais suffisent largement pour leur office. Les Masterbox sont fabriquées avec des matériaux classieux et peuvent conserver en mémoire les profils de vos montres.

Bois, touché doux, cuir pleine fleur ou finition aluminium, le remontoir est toujours décliné avec une idée d’élégance. L’objet est d’ailleurs plutôt joli naturellement. Il est conçu pour sublimer la montre mais se suffit à lui même. Des collaborations avec des designers sont disponibles, une version transparente existe aussi. Ainsi qu’une version de voyage : un étui capable de remonter votre montre et de la protéger.

Cet étui peut remonter votre montre. Cuir pleine fleur et coutures irréprochables
Le luxe sobre de notre Masterbox est parfait pour se fondre dans n’importe quelle ambiance d’intérieur. Les matériaux sont d’une qualité incontestable et les styles proposés se marieront facilement avec votre décoration.

Des coutures magnifiques 
Un cuir exempt de tout défaut En résumé : Un remontoir beau et efficace
Simple d’emploi, élégant et surtout parfaitement silencieux, c’est ainsi qu’un remontoir doit être. J’en ai connu des abordables mais bruyants et qui en plus n’étaient pas blindés magnétiquement. Car qui dit moteur électrique dit champs magnétiques. C’est à dire l’ennemi intime des montres mécaniques. Rien à craindre ici, la technologie est maîtrisée à ce niveau.
Le rapport qualité prix est probablement le meilleur du marché. Le modèle Startbox coute 550 euros et celui en cuir, le Masterbox, avoisine les 800 euros. Ce tarif est parmi les plus bas dans le monde des remontoirs de luxe. Si vous possédez plusieurs garde-temps et que vous désirez qu’ils soient tous disponibles en permanence, vous aurez besoin d’un SwissKubik pour éviter la case mise à l’heure. Et si vous votre collection est conséquente, il existe des modèles deux, trois, quatre, six, huit, dix ou douze montres.

Riviera et son mouvement Baumatic mise en valeur utilement 
Le Masterbox est très pratique, simple d’emploi et c’est un vrai plaisir de lui confier votre précieuse. Est-ce un achat indispensable ? Non. Pourtant nous ne saurions nous en passer. Cette simple constatation résume tout.
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La vie de Dandy par Chaumet
Aujourd’hui nous allons faire la revue d’une montre à la lisière de l’univers du vintage et du monde de l’horlogerie moderne. Et c’est précisément toute la force de cette pièce : la fusion d’un design contemporain et de l’esprit d’un charme désuet. Peut-on pour autant parler d’une montre néo vintage ? Oui et non. La Dandy est un classique de l’horlogerie et elle est, à raison, très appréciée des mostrophilistes. Il existe d’ailleurs tant de Dandy différentes qu’on pourrait ne collectionner qu’elles.
Rien à déclarer
Rappelons que pour considérer une montre comme vintage, elle doit en théorie avoir 30 ans d’âge au moins. Mais finalement ce n’est qu’un chiffre, pas une loi. La Chaumet Dandy est née au tout début des années 2000, elle n’entre pas dans le champs mais flirte avec les frontières de plusieurs styles. Et son design atemporel lui permet toutes les exceptions stylistiques. C’est une des rares pièces qui propose une continuité entre son cadran et son bracelet. Sa forme de coussin est la plus rare, elle a été crée par une maison qui coiffa Napoléon lors de son sacre et son illustre mouvement ETA 2895-2 ( ou parfois Elite Zenith ) est bien sûr à la hauteur du boitier. La Dandy n’est qu’une petite partie de l’histoire de Chaumet qui n’est pas spécialisée dans l’horlogerie. Nous avons cependant vu dans l’article » Les montres de bijoutiers pour lui » que la bijouterie est à l’horlogerie ce que la marqueterie est au travail du bois .

Une casquette et une Dandy, un duo inévitable. photo : Twistheure Le boitier coussin : une forme moins répandue
Bien sûr la Dandy est une montre de ville. Elle se veut élégante et racée, un rien exubérante et précieuse. Mais son boîtier coussin est toujours au centre de son esthétique et de ses évolutions.

Les modèles 36 ou 40 mm sont pourvus des mêmes cornes courtes et de leurs boulons attenants. Ces derniers participent pleinement au design et apportent une touche industrielle du meilleur goût. La lunette au fini poli miroir tranche avec la monochromie du cadran gris et on retrouve cette brillance sur le fond du boitier, lui aussi décoré d’une bande gravée :

Le fond de boite, lui aussi orné de bandes et les écrous Les flancs très finement brossés à l’horizontale soulignent l’élégance du boitier dans sa version acier inox, alors que sa version Arty est quasiment dépourvue de lunette. Son cadran est incrusté dans une parure bleue ou noire et les petites secondes sont déportées. Le tout simule un régulateur mais sans en être un. On note un squelettage partiel sur les modèles les plus travaillés qui dévoile une partie du mécanisme du mouvement. Très original.
Des versions très variées
De la Dandy gousset au modèle féminin avec bracelet intégré, jusqu’aux versions slim , chrono ou type régulateur, on remarque que Chaumet n’a pas choisi la facilité. Notez par exemple la finesse de la lunette du modèle Arty ci dessous.

Crédit ci dessus 
dandy chaumet slim DRAGON W11181 27B 

J’ignore combien de versions de la Dandy existent mais elle se décline avec beaucoup de variétés, comme cette Arty enneigée :

Ou cette autre Arty dont le faux cadran est en pierre minérale :

crédit : Montres de luxe 
Miss Dandy , crédit : Montres de luxe Plusieurs tailles, plusieurs versions de cadrans et de complications, un modèle gousset ou avec un bracelet intégré, il est rare de voir autant d’efforts et autant de déclinaisons. Horlogères. Même Cartier n’est pas allé aussi loin avec sa Tank ou sa Santos. Et toutes les variations de la Dandy sont belles.
Les jolies bandes du cadran
Ce qui caractérise le plus la Dandy 36 mm ( Ref : W11670-26b ) que nous découvrons aujourd’hui, c’est son cadran sectorisé asymétrique. Son motif linéaire est une véritable signature et Chaumet aurait pu s’en contenter. Mais les bracelets cuir et acier reprennent cette ligne verticale qui se prolonge tout autour du poignet. Sur le cadran, cette ligne n’est jamais centrale et le croisement perpendiculaire des bandes avec la fine césure ne l’est pas non plus. Il est donc logique que l’asymétrie se retrouve sur le bracelet. À noter que la texture est également reprise :

Photo : Twistheure 
Photo : Twistheure Le cadran de la Dandy 36 mm est monochrome. Ce que je n’apprécie habituellement pas. Ici, c’est parfait, tout est équilibré et même la version bracelet acier est en adéquation avec le gris clair argenté qui domine toute la montre. Bien sûr, le noir du modèle cuir fait ressortir davantage ce gris mais je gage que le choix est difficile à l’achat.
Les bracelets Chaumet
Le savoir faire du bijoutiers historique se dévoile dans la conception de la Dandy. Via la beauté simple, qui est la plus difficile à obtenir. Il arrive que les designs soient surchargés de métaux précieux, de gravures et de fioritures par leurs créateurs. Mais les plus doués savent créer de la beauté avec deux fois rien. Chaumet a simplement repris le motif du cadran sur le cuir et l’acier du bracelet. Je ne me souviens pas avoir vu ça ailleurs.

Boucle déployante 
bracelet bijou assorti à la dandy chaumet, sans montre Coussin au carré
Notez que le sous-cadran des petites secondes n’est pas rond et reprend la forme du boîtier. C’est en accord avec les bandes et ce rappel est un belle mise en abîme géométrique.

Photo : Twistheure Sur le modèle dont nous parlons, la référence W11670-26b, trois bandes naissent sous le côté gauche de l’intersection, ce qui engendre une sectorisation matérialisée par une fine ligne qui vient partager le cadran. Ce motif linéaire est repris sur quasiment toutes les Dandy mais il est à chaque fois différent.

Photo : Twistheure Les versions chrono sont également ornées de trois bandes alors que la Dandy double date or et argent ne propose pas la ligne médiane traversante : ses bandes sont uniquement verticales. Chaque variante décline finalement une géométrie différente.

Credit : 58 facettes 
Dandy Double Date Le mouvement
Certains considèrent l’ETA 2892, c’est à dire le 2895-2 dans sa version petite seconde, comme l’un des meilleurs de l’industrie horlogère. J’aime bien demander à l’IA ce qu’elle sait des mouvements, voici son étonnante réponse à ma question : » Le 2892 est il un très bon mouvement ? «
« L’ETA 2892 ( souvent dans sa version 2892-A2 ) n’est pas seulement un « très bon » mouvement, c’est une véritable légende de l’horlogerie suisse. Il est largement considéré par les horlogers comme étant supérieur au célèbre ETA 2824. »
Ce ton condescendant m’a bien remis à ma place, l’intelligence artificielle méprise manifestement ma bêtise naturelle. Mais on savait déjà que cet ETA était un tracteur.
Simplement sophistiquée
La Dandy est une montre magnifique. Simple mais riche en idées originales, classique mais peu conventionnelle. Si on la croise dans tous les magasins de seconde main, ce n’est pas un hasard. C’est une montre de collection qu’on peut porter au quotidien ou avec une tenue de soirée chic et décontractée. La reprise du motif sur le bracelet est son atout majeur à mon sens, surtout sur la version cuir. Le prix de la Dandy d’occasion est stable depuis longtemps, c’est peut-être le signe de son succès car elle est encore recherchée. Elle le mérite bien car elle ne semble pas vieillir.

Bracelet satiné NOTA BENE
Les plus observateurs d’entre vous auront peut-être noté que la pierre d’onyx habituellement présente sur la couronne a disparu de notre Dandy. C’est bien dommage. Et un tantinet inadmissible.

L’onyx a disparue… Ne restons pas sur cette note négative car cette montre reste magnifique et élégante. Nous espérons bien trouver une pièce de rechange, l’onyx lui va si bien.


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Ma première montre de luxe
Le tout premier achat d’une belle montre est délicat, autant pour un cadeau que pour soi même. Les tarifs peuvent grimper très haut, il est donc normal d’hésiter et de se renseigner. Il arrive d’ailleurs très souvent que l’on croise des questions à ce sujet sur les groupes dédiés : » J’ai arrêté mon budget mais j’hésite encore entre l’achat neuf ou l’occasion » Ou » J’ai un modèle en tête mais j’ignore tout de la marque qui le propose « .
Les prix des montres de grandes maisons sont élevés et les marques indépendantes ne sont pas en reste. Sans parler des produits moins convaincants qui surfent sur le marché du luxe et gonflent leurs prix.
C’est un vaste univers que celui de l’horlogerie. Il existe en effet non pas des centaines mais probablement des milliers de marques horlogères, sans compter celles qui n’existent plus mais dont les modèles sont encore disponibles. Il y a de quoi s’y perdre. Avec notre aide et en suivant quelques étapes, vous obtiendrez votre précieuse.

Les grandes maisons Le tout premier conseil
Une belle montre est un objet fort désirable et nombreux sont ceux qui sont tombés amoureux d’une pièce hors de leur portée. Or, cet attrait peut vous jouer des tours. Si d’aventure vous désirez absolument un modèle dont le tarif est au dessus de votre budget, il ne faut pas succomber et acheter un modèle parent par dépit. C’est la garantie quasi-certaine de regretter votre achat. Dans ce cas, mieux vaut économiser ou renoncer au profit d’une autre pièce, très différente.

Des marques indépendantes, chez Freret Roy L’exemple de la Royal Oak d’Audemars Piguet est flagrant. Il existe de nombreux modèles hommages qui en sont inspirés plus ou moins fidèlement. La Tissot PRX par exemple ou mieux encore la Chopard Alpine Eagle. Assez proches en termes esthétiques mais respectivement cent fois et dix fois moins chères, il ne faut pas les choisir par déception ne pas pouvoir acquérir le modèle original mais plutôt vous diriger vers tout autre chose. Il n’en reste pas moins que la Tissot et la Chopard sont de très belles pièces également.

La Royal Oak. Crédit : Farfetch 
La Chopard Alpine Eagle. Crédit : Chopard 
La Tissot PRX Credit : Tissot Définir son budget et choisir son style
Se tenir à son budget permet de moins se disperser. Imaginons pour l’exemple que ce budget soit de 2000 euros, ce qui est déjà une belle somme pour un premier achat. La majorité des sites en ligne proposent un filtre par prix qui permet de trier les produits dans votre budget. Vous n’avez plus qu’à passer à la seconde étape : isoler vos préférences.
Qu’elles soient modernes, d’occasion ou vintages, il y a sûrement un style de montre que vous préférez. L’identifier permet d’affiner sa recherche d’autant plus que les marques déclinent justement leurs catalogues par style. Globalement, on peut catégoriser les montres ainsi :
- Les montres habillées
- Les plongeuses
- Les montres outils ou montres de tous les jours
- Les chronos, sportifs ou distingués
- Les montres typées militaire

Les catégories majeures Ces catégories se conjuguent entre elles en empruntant une ou plusieurs de leurs caractéristiques à leurs cousines. On trouve ainsi des plongeuses habillées, des chronos d’aviateur, des montres élégantes polyvalentes etc…
L’élue de votre cœur aura forcément une des ces caractéristiques et les marques proposent souvent des collections riches de plusieurs choix dans un même style. Bien sûr, il existe des maisons qui se spécialisent dans un exercice défini. Vous ne trouverez pas de plongeuses chez Cartier, ni de militaires chez Piaget. On peut cependant réduire toutes ces catégories à trois genres : la montre de ville, la plongeuse et le chronographe.
Maintenant que vous avez défini les facteurs liminaires à une belle acquisition ( le budget et le style), il reste à vous décider entre la première, la seconde main ou le vintage.
L’occasion
On a déjà tous acheté un article d’occasion mais l’achat vintage est moins courant et plus délicat, nous y reviendrons tout spécialement. Ces trois univers ont chacun des avantages et des inconvénients qu’il faut analyser et pour bien appréhender les différences entre ces politiques d’achat, il convient de reprendre notre exemple de budget. Une montre d’occasion coute en général 40 à 45 % de son prix initial si elle est en très bon état. Ce qui permet d’accéder à des produits initialement bien plus chers, issus de collections précédentes.
Bien que les modèles de seconde main soient légions, on retrouve souvent les mêmes en vente. Les Cartier Tank, les Tudor Black Bay et les Rolex Datejust pullulent littéralement. On ne s’en plaindra pas non plus car le choix reste vaste. Chaque année les marques proposent des nouveautés qui se retrouvent assez rapidement chez les revendeurs. Un à deux ans suffisent car beaucoup de collectionneurs achètent et revendent régulièrement.
Le marché d’occasion s’est considérablement développé et décomplexé. Les montres sont généralement vendues révisées, repolies et garanties pour au moins une courte période. Sinon, passez votre chemin. Collector Square et d’autres enseignes proposent par exemple un site en ligne et des show rooms sur rendez vous, souvent à Paris ou dans les grandes villes. N’hésitez jamais à aller essayer la montre en boutique quand c’est possible.
La montre de première main
Les montres neuves sont plus onéreuses mais plus faciles à se procurer et le choix est gargantuesque. Il est un peu plus restreint dans le cadre d’un achat en bijouterie, c’est certain. Mais les marques ont pignon sur rue et les bijouterie travaillent avec elles directement.
La vente traditionnelle reste pourtant avantageuse. Elle garantie contre les pannes, elle est rassurante et l’expérience de l’achat physique d’une montre de luxe est grisante. L’accueil avec une boisson offerte, c’est le minimum en boutique ( on évite l’alcool, ça joue des tours ). Un pianiste égaiera parfois l’ambiance feutrée, on vous présentera la précieuse sur un plateau et vous l’essaierez. On a beau dire, tout ceci compte.

Pianiste, bar… Une expérience complète Crédit : La Poste Dans les deux cas, l’essai est à privilégier
Et c’est particulièrement vrai dans les cas que nous venons d’évoquer. Car les photos des montres en ligne en très gros plan sont extrêmement flatteuses et rien ne vaut un véritable essai au porté.
Il existe suffisamment de maisons centenaires pour trouver votre future acquisition. March Lab, Serica si vous êtes patriote sont de belles marques., plus recentes. Christopher Ward propose un excellent rapport qualité prix, c’est aussi le cas d’ Oris, d’Hamilton et de Mido. Si vous avez un budget plus conséquent, Tudor, la maison sœur de Rolex est une marque à sérieusement prendre en considération. On en trouve de très belles en seconde main. Enfin, Baume et Mercier et Pequignet sont des maisons prestigieuses dont les modèles sont luxueux et magnifiques.
Une montre neuve est donc une bonne idée pour déflorer votre poignet et la garantie, qui se situe souvent entre deux et dix ans, est un facteur de choix important.
En résumé, l’achat neuf est plus pratique, plus cher mais on peut essayer avant de choisir. L’achat d’occasion permet quant à lui d’acquérir de plus beaux modèles mais restreint le choix en termes d’essayages. Il existe malgré tout une troisième solution.
L’univers à deux visages du vintage
Voici un domaine assez particulier. Il se divise en deux parties. Les achats entre amateurs passionnés et la vente sur les sites spécialisés professionnels. Certaines enseignes sont spécialisées dans le vintage de grand luxe, c’est à dire les pièces de collection. Les tarifs y sont à la hauteur des garde-temps vendus. Si vous avez le budget, visitez donc Romain Rea.
L’atelier du temps, Ma montre vintage, Café noir sont par exemple des boutiques sérieuses aux catalogues étoffés. Une fois encore, pour une somme identique, vous aurez accès à des marques encore plus prestigieuses. 2000 €, c’est un budget conséquent dans le monde du vintage. Zénith, Jaeger Lecoultre ou IWC deviennent accessibles à ce prix et rien ne vaut le charme d’antan.Sachez que les montres anciennes sont plus petites en diamètre que les modèles contemporains, nous y avons dédié un article car c’est important.
Il y a bien d’autres choses à savoir. Tout d’abord il existe des modèles très chers chez certains vendeurs professionnels alors qu’ils sont vendus bien moins chers si on sait où chercher. Prenons l’exemple d’une Zénith Respirator, une très belle pièce des années 60. Pour une version plaquée or sur bracelet cuir, on peut dire que la valeur réelle, en très bon état esthétique et de fonctionnement, est autour de 700 euros. Il n’est hélas par rare de la croiser au double de ce prix, j’en ai même vues à 5000 €. Une Zenith Respirator peut effectivement valoir 1200 euros, voire un peu plus, mais dans sa livrée or plein et dans un état quasi irréprochable.
Entre les sites qui vendent trop cher et les particuliers qui surestiment la valeur de leur objet, on peut facilement payer sa montre trop chère. Tout comme on peut faire une affaire en or…
Pour un premier achat, il est donc assez délicat de vous diriger vers les montres vintage, à moins d’être conseillé. L’erreur que font souvent les débutants est de se baser sur le prix des plates-formes comme Chono24. Or, la commission prélevée par ce genre d’intermédiaire pousse les vendeurs à augmenter le prix de vente. Alors que les transactions entre particuliers, sans intervenants, sont plus proche du juste prix. Mais plus risquées.
Le prix du cœur
Enfin, il arrive qu’on soit prêt à payer plus que de raison. La rareté d’une pièce vintage peut pousser l’acheteur à payer plus, apeuré par la crainte de ne plus avoir l’occasion de trouver le modèle. Ou tout simplement parce que ça lui convient. Si c’est en connaissance de cause, cela se comprend. Entre les indépendants qui comptent sur l’ignorance des débutants et les vendeurs passionnés qui tirent les tarifs vers le bas, estimer le véritable prix est affaire d’expérience et ne garantit pas un bon achat. En résumé, si vous tenez réellement à acquérir une pièce vintage, orientez vous vers les sites reconnus dont les tarifs se situent entre 200 et 2000 euros. À noter qu’un article entièrement dédié au premier achat vintage est disponible ici.
Quelle taille choisir ?
Il n’y pas de règles mais il existe une consigne : on ne porte pas de montre dont les cornes arrivent jusqu’aux extrémités de votre poignet. Une Panerai 45 mm sur un poignet de 17 cm de circonférence, ce n’est pas de bon goût. De même, la taille minimum pour un homme est conventionnellement de 31 à 33 mm. C’était d’ailleurs à peu près ce que portaient ces messieurs au début du 20e siècle. Aujourd’hui, bien qu’on observe un retour aux diamètres contenus, la norme est autour de 41 mm. Ne vous laissez cependant pas influencer par ce critère et n’oubliez pas que ces chiffres sont relatifs. Si la montre vous plaît, peu importe sa dimension. Le diamètre est toujours indiqué sur les fiches mais si le chiffre ne vous parle pas découpez un gabarit en papier et passez le au poignet. Ça aide.
Si vous désirez approfondir le sujet de la taille des montres, c’est sur cet article.
Quelle forme et quelle proportions ?
Les formes ont un impact direct sur la perception de la taille. À l’œil, une montre coussin de 35 mm aura l’air aussi imposante qu’un modèle rond de 38 mm. De même certaines montres de tailles identiques donneront des résultats différents. Car ce qui donne l’impression de la taille, c’est l’épaisseur de la lunette. Ça peut sembler être une généralité, ça n’est pas faux pour autant. La couleur joue un rôle également, les teintes sombres paraissent plus ramassées que les claires.
Ce qui compte le plus, encore une fois , c’est l’essai. C’est au porté et devant un miroir que l’on apprécie si la montre nous convient.

Carrée, Rectangulaire, Baignoire, Coussin, Tonneau… 
Une montre tonneau En conclusion
Un premier achat horloger s’appréhende avec un minimum de patience et de connaissances. Il s’agit de ne pas mésestimer les difficultés liées à la dimension du marché. Pour que l’expérience soit positive mieux vaut s’adresser à un professionnel et toujours essayer avant de choisir. Sachez pour finir que les montres de luxe sont très addictives et qu’un premier achat n’en exclut pas un suivant.
Si vous toujours besoin de conseils malgré la lecture de cet article, nous disponibles vie le formulaire de contact.
Bon achat !
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Tudor et Rolex, match neutre
Qu’on aime les montres vintages ou contemporaines,Tudor et Rolex sont des références inévitables dans l’univers horloger. Leurs mouvements sont précis et hauts de gamme, leurs styles classiques et élégants. D’autres points communs rapprochent ces maisons sœurs dont une esthétique semblable et une politique dirigée vers la fiabilité et la durabilité. Une différence importante les sépare malgré tout car si Tudor vise aussi l’excellence horlogère, elle le fait pour des tarifs deux fois moindre que ceux de son aînée. C’était d’ailleurs l’idée lors de sa création en 1905 : permettre au plus grand nombre de s’offrir une montre de luxe sans pour autant nuire à la clientèle Rolex.
Comparaison n’est pas raison
Disait Raymond Queneau. Cet article n’a justement pas pour ambition de comparer Rolex et Tudor mais plutôt de présenter ces deux maisons sous un jour objectif. On entend trop souvent que Rolex est une marque de poseurs et que Tudor est destinée à ceux qui ne peuvent pas s’offrir une Submariner.
Leurs identités, leurs similarités comme leurs différences sont malgré tout autant d’options qui s’offrent à un client hésitant entre deux maisons, qu’elles soient apparentées ou non. Entre deux plongeuses semblables, le budget et la qualité du mouvement sont des critères de choix.
La Submariner et la Black Bay 58, des montres de sport
Ces modèles iconiques sont les plus pertinents à mon sens si l’on veut comprendre et apprécier les deux marques. Ils ont beau partager certains détails comme la typographie et les index, le reste de leurs spécificités diverge largement. Si l’une est plus urbaine que l’autre, elles sont toutes deux des montres de sport chics.
Peut-on considérer pour autant que la Submariner était la première du genre ?
La Submariner
La Submariner et son fameux cyclope lui permettent d’être connue et reconnue au point de faire partie de l’inconscient collectif. Il faut avouer que c’est une magnifique montre qui a défini ce à quoi une plongeuse habillée doit ressembler si on veut la porter avec une chemise ou sur la plage de Saint Martin.

Crédit : Rolex Rappelons que c’est Omega qui sorti la première montre dédiée aux environnements sous marin et qu’elle était rectangulaire car pourvue d’un double boîtier étanche ( L’Oméga Marine ci dessous ). La Fifty Fathom de Breguet est arrivée 20 ans plus tard mais proposait une lunette tournante indispensable pour les activités sous marines.

Crédit : Verygoodlord Rolex à suivi le mouvement d’Oméga avec une plongeuse fonctionnelle étanche à 300 m que l’on regarde avec plaisir. L’ajout de la date, une complication dédiée aux montres de ville, a fini de convaincre le public quant à la polyvalence de la Submariner. On se demande rarement quelle date on est 10 mètres sous l’eau mais c’est bien utile au quotidien. L’utilisation du cyclope fut un autre coup de génie car il est non seulement pratique mais il est aussi devenu iconique.. On aime ou on déteste cette protubérance, mais elle est bien utile pour lire la date sans effort.
Praticité, beauté, fonctionnalité sont les qualités indispensables au style sport chic et Rolex l’a bien compris en proposant cette Submariner qui devint la première référence en matière de montre sportive élégante.
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La Black Bay 58
Également étanche à 300 mètres, la Tudor à été conçue dans un esprit plus traditionnel, un peu plus élégant que sportif mais sans pour autant se renfermer dans un style définitif. La Black Bay 58 est une plongeuse de ville, dirons-nous. Aussi à l’aise en soirée que pour faire trempette entre gens du monde.

Crédit : Tudor La combination du noir et d’un doré léger avec l’acier gris évoque les temps anciens avec subtilité. L’absence d’épaules autour de la couronne lui confère une certaine élégance, au détriment de l’aspect sportif. Personnellement je la préfère avec une lunette colorée qui lui donne plus de caractère. Mais elle ne manque pas de présence sur un poignet, ça c’est certain.
Notez que les Black Bay sont magnifiques sur cuir comme sur acier. J’ai longtemps porté la mienne avec un bracelet technique gris mais j’ai fini par opter pour le bracelet acier. Dommage que le changement soit si peu pratique ( j’ai pourtant l’habitude ) car j’aurais volontiers alterné.
Deux excellents mouvements
Là encore l’excellence est au rendez vous, autant dans la fiabilité que dans la performance. Rolex s’impose par exemple des normes de précision bien plus drastiques que Tudor et que toutes celles des autres maisons d’ailleurs. La marque à la couronne garantit – 2 / +2 secondes par jour alors que la norme Cosc certifie que Tudor ne derivera pas plus de – 4 / + 4 secondes quotidiennement. Le calibre Rolex 3135 est un véritable calibre manufacture alors que le Tudor est basé sur un Kenissi dont sont dotés d’autres marques, comme Breitling par exemple.
Le 3135 et le MT 5402 sont cependant tous deux excellents. Et très bien règlés à la sortie d’usine, ce qui n’est hélas pas toujours le cas chez les concurrents.

Source Caliber Corner / Tudor Le MT 5402 est qualifié de mouvement manufacture ce qui est vrai puisque c’est Tudor qui le créa en 2015. Ce n’est que plus tard qu’il fut produit par Kenissi. La fonction première de cette récente manufacture était de fournir Tudor et de lui permettre de s’affranchir des calibres ETA au profit des MTxxxx. Aujourd’hui, Kenissi produit également pour Chanel et Breitling. Il me semble même en avoir croisé sur des marques indépendantes dont le nom m’échappe.

Source Caliber Corner / Tudor Le 3135 Rolex quant à lui est vraiment un mouvement propriétaire natif, plébiscité par de nombreux horlogers. Crée et fabriqué par la marque, il a acquis une réputation de » tracteur » infatigable.
L’un comme l’autre sont de très bons mouvements, je peux vous l’assurer. Si on devait les comparer à des moteurs le 3135 serait l’équivalent du 6 cylindres à plat de Porsche et le Tudor un V6 Ferrari.
Deux styles trop proches ?
Rolex propose une vision plus sportive et moderne que Tudor qui plaira davantage aux amateurs de vintage, nous l’avons vu plus haut. Quant au reste de leurs productions, les styles sont vraiment proches. Certains modèles sont même similaires.
On pense immédiatement à la Tudor Royale et à la Rolex Perpetual Day Date qui sont quasiment identiques dans leurs conceptions :

Crédit : Tudor 
Crédit : Rolex Les ressemblances de ces deux maisons ne sont pas fortuites, il s’agit de proposer deux gammes tarifaires éloignées de plusieurs milliers d’euros en moyenne, c’est à dire une alternative moins luxueuse pour un design équivalent. En revanche, les éditions limitées Mickey Mouse et autres cadrans bigarrés sont l’apanage de Rolex. Une idée d’ailleurs reprise par nombre de maisons comme Oris et son Kermit. J’imagine Mal Tudor sortir une BB58 Michel Vaillant. Mais qui sait ?
On pourrait donc reprocher à ces deux maisons de manquer d’indépendance, de ne pas proposer de produits assez différents. Des efforts sont pourtant faits mais les similitudes restent plus nombreuses que les différences. Dans cet exercice, c’est Tudor qui a le plus à prouver.
L’Image de marque de Rolex
La malheureuse phrase d’un homme politique et qu’on a tous entendu : » On a pas réussi sa vie si on ne possède pas une Rolex à 50 ans ». aura fait autant de mal que de bien.
Elle a réduit l’achat d’une Rolex à la un usage ostentatoire et a grandement nuit à l’image de la marque. Mais les fans ne se sont pas laissés berner car ils connaissent bien les qualités horlogères de la maison. D’autant plus que les calibres Rolex sont propriétaires et méritent réellement la mention de mouvements manufacturés. Pourtant, un ingénieur sera davantage attiré par la discrétion d’une Tudor alors qu’une vedette préférera une Rolex.
Tudor : la montre des gens pragmatiques ?
Si Rolex a vu son image quelque peu écornée.Tudor en a profité pour devenir une alternative d’autant plus sérieuse. Quant aux sempiternelles liste d’attente chez Rolex, elles ont bien sûr profité à Tudor. Le marché gris sur lequel on trouve des modèles Rolex plus chers que leurs prix en boutiques n’existe pas chez Tudor. C’est heureux.
Mais surtout la clientèle est, si l’on pouvait la cataloguer, complètement différente de celle de Rolex. C’est la star contre l’homme d’affaire, le patron de multinationale contre le directeur financier. Je ne parle pas de moyens pécuniers mais bien de deux approches du prix des choses radicalement opposées.
C’est d’ailleurs certainement ce que recherche Tudor dans sa politique marketing. Cela permet en outre de conserver deux marchés complémentaires.
Match neutre
Pas de gagnant ni de perdant. Seulement deux maisons sœurs qui cultivent leurs spécificités et grandissent en s’affranchissant peu à peu l’une de l’autre, tout en sachant que les liens familiaux sont définitifs.
D’un point de vue plus horloger, on peut dire que les mouvements sont l’axe majeur qui sépare Tudor de Rolex. Excellents dans les deux cas, manufacturés en natif chez Rolex mais ultérieurement par Tudor, ils représentent tous deux le haut de gamme des calibres. Avec un petit plus pour Rolex tout de même.
Le prix s’en ressent mais là encore c’est surtout une politique tarifaire plutôt que la recherche du meilleur rapport qualité prix. Personnellement je n’ai jamais été séduit par Rolex en dehors des modèles vintages des années 30 ou de certaines Cellini. C’est le côté ostentatoire qui m’a fait préférer Tudor. Mais je comprends que d’autres aient un avis opposé.
Personne n’a tort ni raison car ces deux maisons sont magnifiques.
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Le temps artisan, les patines des montres
La patine, c’est la signature du temps. Et le temps est parfois un artiste talentueux. Au fil des ans, il apose doucement son empreinte sur les cadrans et les bracelets, c’est ainsi que naissent des pièces uniques. Il existe d’ailleurs tellement de patines différentes qu’elles ont été déclinées en familles. Car chaque cadran évolue selon les matériaux de sa composition mais aussi de son exposition aux éléments, au long de sa vie.
Certaines patines sont si extraordinaires qu’elles augmentent la valeur des garde temps qu’elles ornent. Il faut dire que plusieurs dizaines d’années sont nécessaires pour dessiner les formes que nous allons découvrir ici. Pourtant, tout le monde n’apprécie pas les montres au fini ancien, certains pensent même que la patine retire toute valeur aux cadrans. Il n’est cependant pas impossible que la vérité se situe entre les deux, notamment dans le cas des cadrans laqués.
Du noir vers le chocolat, la patine tropicale
Que devient un cadran noir exposé aux rayons du soleil pendant des années ? Ils se transforme en un marron laiteux, presque pastel, qu’on aurait bien du mal à reproduire. Cette Omega fut noire, elle porte aujourd’hui une teinte que vous ne trouverez pas au catalogue.

Crédit Les rhabilleurs 
credit : Lumeville La patine Bambi
Si on l’a nommée ainsi c’est qu’elle évoque la robe tachetée des biches. Le hasard a fait que la ressemblance est frappante, la densité et la taille des tâches sont proches de celles du motif naturel des cervidés.

credit : Lumeville Le cadran spider ou araignée, valeur ajoutée ou retirée ?
Typiques, les fractures de ces cadrans laqués sont généralement linéaires. Elles s’entrecroisent au hasard et dessinent une structure qui fait souvent penser aux toiles d’araignées. Soit sur la totalité du cadran, soit sur une partie seulement. Tout le mode ne pense pas que cette patine vaut la peine de s’y intéresser. Il s’agirait selon certains d’un défaut de la laque qui ruine la montre.
Saviez-vous qu’un billet américain de 20 dollars a été vendu une fortune car il avait un défaut étrange : il donnait l’illusion que le président Jackson avait une cigarette dans la main.
Le cas des cadrans spider est similaire. Qu’il s’agisse d’un défaut ou non, c’est la singularité qui apporte la valeur. Et le côté esthétique des cadrans araignée est indéniable :

credit : le bon coin 
La patine sombre
Probablement liée à un défaut d’étanchéité et à l’accumulation de saletés, elle se voit surtout sur les cadrans clairs. Elle peut prendre toutes les formes et parfois elle est si homogène qu’elle paraît naturelle. Les auréoles sombres contrastent avec les index clairs qui deviennent alors plus présents.

credit : ebay La patine du métal
L’argent , l’acier et surtout le bronze ont également leurs façons de vieillir :
- L’acier inox est conçu pour ne pas subir les outrages du temps, il ne s’oxide pas. Mais il se raye et finit par accumuler les marques. Idem pour les bracelets qui peuvent s’orner de traces de chocs. Le résultat est noble pour certains, inadmissible pour d’autres. Dans tous les cas il témoigne de la vie de la montre.
- L’argent massif s’oxyde lui aussi, les possesseurs de la Tudor BB58 fabriquée dans ce métal ne diront pas le contraire. La monochromie a ses fans.
- L’or n’est pas sujet à l’oxydation. C’est d’autant plus vrai s’il est pur.
- Le bronze est le métal le plus sensible. Quelques mois suffisent pour qu’il se matifie ou se recouvre d’une couche de vert de gris. La sudation du poignet accélère le processus. Mais ce dernier est réversible, soit en effaçant complètement la patine, soit en la nettoyant. Christopher Ward a gentiment posté une vidéo expliquant ces deux procédés :

credit : reddit Unauthorized dealer, vieillissement accélèré
C’est avec un certain talent que cette marque indépendante a produit une plongeuse qui semble avoir été portée depuis des années. À la façon des jeans « used », les modèles Unauthorized dealer sont vieillis par des procédés spécifiques, dans l’ensemble assez réussis. L’acier est recouvert de bruit, la lunette est subtilement décolorée et in aperçoit en filigrane de fausses rayures. L’idée est belle.

credit : dialicious Les patines typiques et atypiques
La belle usure se manifeste sous un nombre infini de formes et de variantes. Sur l’image ci dessous, elle est apparue en crevassant le cadran et en le tâchant de multiples points clairs. On dirait du marbre, c’est d’ailleurs ainsi qu’a été surnommée cette patine. C’est très beau.

credit : l’heure des montres Ici, ce sont les parties entre les lignes de ce cadran de type lin qui se sont assombries. Ce qui crée un beau contraste lineaire entre le clair et le sombre :

Credit Subtinnio 
Avec l’aimable autorisation du propriétaire 
credit : Chrono24 
credit : Chrono24 La patine augmente-t-elle la valeur d’une montre ?
Globalement, oui. Ce n’est cependant pas systématique. Si on ajoute le facteur selon lequel une montre vintage vaut ce que quelqu’un est prêt à payer pour l’obtenir, cela devient encore plus compliqué. Mais il est indéniable qu’une patine homogène, particulière ou unique ne peut qu’augmenter le prix de vente pour la simple raison qu’il faut des années et des années pour donner un aspect patiné à une pièce. Et que tout ce qui rend une pièce unique plait aux amateurs, le succès des éditions limitées le prouve.
Ce qui est ancien est noble. C’est probablement lié au fait qu’un objet qui traverse les générations possède forcément des qualités particulières.
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Le Pierce 861, un mouvement à glissières
Peu connu du grand public et parfois même des spécialistes, le mouvement à glissière ne fonctionne pas comme les autres. Certes, il repose sur le principe du remontage mécanique basé sur la récupération de l’énergie engendrée par les mouvements de l’utilisateur. Mais la solution retenue par son inventeur est assez différente du système de la masse oscillante. Le terme « masse oscillante » est pourtant tout à fait indiqué pour désigner le Pierce 861.
Ce n’est d’ailleurs pas le seul mouvement qui a opté pour une autre solution. La crise permanente engendrée par la surproduction des montres-bracelets a grandement favorisé l’innovation horlogère. L’histoire n’a cependant pas tout retenu.
Avant de vous dévoiler le fonctionnement de ce calibre méconnu, il faut comprendre pourquoi c’est le système de la masse circulaire qui est le plus efficace et qui fut conservé par l’industrie.
La contrainte de l’angle limité
Une masse oscillante fonctionne toujours à 360 degrés. Qu’elle tourne via un axe central ou via un système périphérique comme c’est le cas de certaines Bucherer et Perrelet, la masse est libre de faire plusieurs tours sans rencontrer d’obstacle à sa course. De plus, si le système est bidirectionnel et remonte le ressort dans les deux sens, ce qui n’est pas le cas sur tous les mouvements, l’efficacité est doublée. C’est là tout le génie de ce processus mécanique.
Le mouvement à glissières comme ceux que vous découvrirez juste après, fonctionne sur une plage limitée puisqu’elle n’est pas circulaire. La masse est entraînée par les mouvements du poignet mais seulement sur un axe linéaire, ce qui implique un début et une fin de course. Le dégagement est limité et le mouvement ne peut récupérer l’énergie que dans un sens. Le porteur doit effectuer un mouvement opposé afin d’engendrer à nouveau de l’énergie. A moins qu’un ressort ne l’aide dans sa course retour. Ce qui est le cas ici.

Le Pierce 861, dépôt de brevet dans les années 1930/40.
C’est Leon Levy qui a imaginé le mouvement à glissières. Il était employé chez Pierce, une marque suisse née en 1858. La meilleure période de cette maison se situe dans le premier tiers du 20e siècle. On peut dire qu’elle avait à cœur d’imaginer ses propres solutions plutôt que de copier le reste de l’industrie. Malgré cela la crise du quartz fit une victime de plus dans les années 70, dont la société Pierce.

Le fonctionnement du 861
Si vous observez schémas et photos, vous apercevez un espace en forme de croissant entre le corps de la grosse pièce qui ressemble à une masse oscillante et les bords internes du boîtier. C’est en se déplaçant sur l’axe des deux glissières que l’énergie est transmise au ressort via la pièce linéaire dentée (la crémaillère).
Une efficacité relative
Une course si petite ne permet pas à la masse oscillante assez de mouvements. Il faudrait la secouer en permanence pour remonter efficacement le ressort et même ainsi l’efficacité serait moindre. On parle alors d’un mauvais rendement.

La course et les glissières Chapeau bas
Une campagne de publicité bien pensée mettait en scène un homme chapeauté qui se découvrait dans un large geste. La publicité expliquait probablement que ce mouvement permettait ainsi à la montre de se remonter. Je n’ai jamais vue cette publicité qui concernerait la marque Harwood, j’en ai simplement entendu parler, il semble cependant qu’elle ait réellement existé. Gemini, le grand gourou du savoir humain m’a confirmé son existence. Mais c’est Nicolas M qui m’en a parlé d’abord. D’ici à imaginer que Gemini s’informe chez Nicolas, il n’y a qu’un pas.
Video du mouvement et du coulissement
Le mouvement pendulaire
Voici un autre exemple de mouvement automatique à glissement limité. Il est plus efficace que le Pierce 861 puisque la course est plus longue, quoique toujours limitée. C’est un calibre Buren, dit « pendulaire ».

Credit : Forumamontre Le mouvement à bumper Omega
Encore un peu plus efficace, le mouvement à bumper est également pendulaire mais sa course est quasiment circulaire à 360 degrés. Le bruit de ce calibre est caractéristique et évoque un peu celui des flippers de notre jeunesse. On trouve parfois des ressorts pour amortir le choc de la masse qui vient claquer contre la butée.

Credit Brussel Vintage Et le gagnant est …
Ces trois calibres sont une alternative à la masse circulaire habituelle. On ne les trouve plus dans la production horlogère moderne car leurs performances ne le justifient pas.
En revanche les micro rotors et les masses périphériques sont des alternatives élégantes et efficaces. Mention très bien pour Perrelet et Bucherer car les masses périphériques permettent de laisser apparentes ces dernières côté cadran ou côté fond.

Credit : Perrelet Archives



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Mon premier achat vintage
J’ai remarqué que bien des amateurs de montres en viennent à s’intéresser aux montres d’antan. C’est d’ailleurs un peu vrai pour tout ce qui a trait à l’artisanat. Tendance et nostalgie sont le Nord et le Sud dans le monde du bel ouvrage. La première s’inspirant de la seconde, c’est assez logique. Il en va de même chez les passionnés : les amateurs de belles montres contemporaines suivent souvent le même chemin et remontent le temps.
Pourquoi le choix du vintage ?
Rolex, Omega, Piaget… toutes les grandes maisons ont hérité de centaines d’années d’expérience horlogère. Les calibres manufacture en sont la preuve ultime. Une marque moderne n’aurait aucun intérêt à réinventer la roue et ferait une grave erreur en proposant un mouvement créé à 100% en interne. Il faudrait un temps fou, des sommes colossales et le bénéfice serait nul. En un mot, on ne réinvente pas la roue. Il y a cependant eu de gros progrès technologiques depuis lors, notamment au niveau des matières employées.
L’attrait du vintage réside précisément dans l’appréciation de l’histoire des grandes maisons à laquelle on accède via l’acquisition d’un modèle iconique, voire historique. Tout ça pour dire que peu importe l’époque, dans les grandes maisons l’excellence est présente dès les modèles originels. Les montres contemporaines sont magnifiques et sont l’évolution naturelle des modèles d’antan, mâtinés de progrès technologiques et de variations esthétiques. Pourtant, le neo vintage comme on l’appelle pompeusement ressemble fort à un aveu d’impuissance créative tant les codes d’antan étaient justes. Rassurez-vous, certains garde temps modernes sont sublimes. Mais ils gardent précieusement en eux l’héritage du passé.
L’autre facteur qui porte le choix des mostrophiles vers les modèles historiques, c’est l’esthétique particulière, caractéristique et originale des montres des années 20, 50, 60 et 70. Les tarifs abordables sont un autre argument, même si on trouve des montres de cinquante ans hors de prix.



Une offre pléthorique
Si vous envisagez de vous lancer dans l’aventure, vous devrez être armé de solides connaissances afin d’éviter de payer trop cher. Ou d’espérer dénicher la perle dont le vendeur ignore tout. Avant tout, il faut choisir votre camp. Préférez-vous les montres restaurées à l’origine ou celles qui expriment leur vécu, leur histoire ?

Cadran restauré ( suppression du label SWISS MADE, reprise du logo ) L’état presque parfait : NOS
Si vous vous demandez à partir de quand on considère qu’une montre est vintage, sachez qu’elle doit être âgée d’au minimum 20 à 25 ans d’âge pour recevoir cette noble mention. Ce qui nous amène au début du 20e siècle. Voici justement une Omega De Ville tonneau des années 90 acquise par la rédaction, un exemple parfait pour illustrer les plus jeunes vintages.

Il s’agit d’une pièce en excellent état, jamais portée. On peut la qualifier d’état de NOS puisqu’elle n’a quitté les vitrines d’Omega que pour atterrir dans un tiroir et ne plus jamais en sortir. ( NOS : New old stock ).
Méfiance cependant si vous achetez une NOS directement sans qu’elle soit passée par la case révision. Surtout pour les plus anciennes dont les huiles sont naturelles et ont tendance à sécher. Ne jamais la porter directement, toujours la confier à un horloger. Sinon c’est la panne assurée. Cela n’a pas raté avec ce modèle qui dérive de trente secondes / jour et dont la date passe à 5h au lieu de minuit.
Un autre exemple, j’ai croisé une IWC NOS. Arborant toujours l’étiquette d’époque, jamais portée. Le temps et probablement les UV ont offert à son cadran une couleur verte très pâle, subtile mais magnifique. Ce modèle relativement simple a vu sa côte grimper grâce à cette particularité. Hélas, je n’ai pas d’image de cette pépite croisée à l’Atelier du Temps. Mais vous l’aurez compris : certaines particularités que seule une très longue période de temps peut causer suffisent à augmenter la valeur nominale d’une montre vintage. C’est le prix du temps.
On retrouve ce phénomène avec les voitures custom de type rat-road ( voiture rat, dirions nous ), remontées avec des plaques de tôles qui ont passé 50 ans à rouiller. inimitable. Et fort cher.
Ou la noblesse du vécu
Une large portion d’amateurs de vintage cherche l’authenticité, l’aspect du vécu, une histoire autant qu’un objet. Le moindre polissage, la plus petite intervention est à leurs yeux un crime. Un montre militaire portée par un soldat, anoblie par l’usure, est pour eux un doux rêve. La patine est à ces passionnés ce qu’un certificat d’authenticité est au collectionneur de tableaux de maître.

Crédit : Xupes Vous serez peut être choqué d’apprendre que restaurer une montre usée peut drastiquement faire baisser sa valeur. Je pense à l’exemple frappant d’un lecteur qui a découvert dans les affaires de son grand père une Blancpain Fifty Fathom originale dont le verre était rayé, le boîtier abîmé et le cadran délavé. En l’état cette pièce vaut entre 10 et 15000 euros alors que la moindre intervention, en dehors bien sûr des éventuelles réparations du mécanisme, aurait anéanti la valeur et surtout l’intérêt de cette montre originale. Un bon horloger saura réparer une montre au vécu marqué mais en sublimant la patine plutôt qu’en la remettant à neuf.
Un univers d’amateurs avertis
Comme je l’explique également dans l’article : Ma première montre de luxe ( lien ci dessous* ), il vaut mieux être armé d’un minimum de connaissances sur l’univers du vintage avant d’envisager un achat. Car on peut trouver le même modèle du simple au triple de sa véritable valeur financière, si tant est que quiconque la connaisse .
Il n’y pas de côtes officielles à ma connaissance, il faut donc estimer soi même si une montre est trop chère. Pour ce faire, il faut se fier à certains facteurs déterminants :
- La matière. Bien sûr l’or est plus cher que le métal. C’est parfaitement normal. L’écart est cependant moins important avec les montres vintages que celui qu’on trouve entre deux modèles contemporaine or ou acier identiques.
- Les modèles plein or sont courants dans l’univers du vintage mais bien moins que les plaqué or ou ceux en acier. Il faut toujours observer le dos de la montre, s’il est en acier, la montre est plaqué or. S’il est en or, le dos le sera aussi et un poinçon sera présent.
- La marque. Évidemment, les grandes maisons sont moins accessibles que les marques plus modestes mais une montre recherchée, même si le fabricant n’existe plus, peut être plus chère. L’exemple des Universal Genève et notamment de la Polerouter illustre bien ce propos.
- Le retour en grâce. Breitling vient d’ailleurs de racheter / relancer Universal Genève disparue il y a 35 ans. Et ce n’est pas la seule marque qui renaît de ses cendres. Cuervo Y Sobrhrinos, Eska, Vulcain… Tous ces comebacks ont eu une influence sur les prix des modèles antérieurs à leurs disparitions.
- L’etat esthétique. Voici encore un facteur piégeux puisque certains préfèrent leurs montres anciennes dans leur jus de trouvaille. Alors que d’autres recherchent la perfection. Mais si la montre ne fonctionne pas, le prix baisse.
- Le mouvement. Imaginons un modèle vintage disponible avec deux mouvements. L’un étant assez répandu et l’autre étant un Zénith 135 ou un IWC 83. Le prix du second modèle exploserait littéralement. Ce sont effectivement deux calibres vintage de légende. Mais cela ne nuit pas à l’explication. Ce principe reste vrai aujourd’hui encore.
- La rareté. Ou plutôt la demande. Il ne faut pas surestimer l’influence de la rareté sur la valeur d’une montre. Ou même sur celle d’une antiquité ou d’un bijou ancien. C’est la demande qui prime. Souvent les deux vont de pair, je vous l’accorde. Mais je possède une montre lingot des années 30 qui n’existe plus qu’en 30 exemplaires. Elle ne vaut que ce qu’un acheteur est prêt à m’en donner, car personne ne la recherche spécifiquement.
Vous l’aurez compris, pas facile de savoir si une vintage est vendue à bon prix. sachez que généralement les vendeurs professionnels vendent un peu trop chers et que les particuliers sont plus proches d’un tarif réaliste, bien qu’ils ne vendent parfois pas assez cher. En revanche il ne faut pas acheter de vintages sur les plateformes comme Chrono24 sur lesquelles on croise des prix ahurissants. Le mieux est de poser la question à la communauté ou de faire des recherches.
Le premier achat
Deux solutions sécures s’offrent à vous, les magasins ou les sites spécialisés en ligne ou les groupes facebook dédiés. Ces derniers ne proposent pas forcément d’acheter mais je vous invite vivement à les consulter avant de vous décider. Le groupe Chineurs de montres m’a personnellement permis de parfaire ma culture vintage, de poser des questions et de rencontrer des passionnés qui m’aident à ne pas dire pas de bêtises.
Les premiers prix démarrent dès 100, 150 euros pour une LIP par exemple. Certaines Omega se trouvent facilement autour de 400 à 600 euros. Beaucoup de modèles plus luxueux valent de 1000 à 2000 euros. J’ai découvert ce site, sérieux et éprouvé par mes soins : DuMarko. Que du beau.
Vous êtes désormais armé pour entamer vos recherches et dénicher votre première pépite.


340 euros pour du pur vintage russe A lire en complément
- *Ma première montre de luxe ( à paraitre )
- les montres vintage et leurs patines ( à venir )
- La matière. Bien sûr l’or est plus cher que le métal. C’est parfaitement normal. L’écart est cependant moins important avec les montres vintages que celui qu’on trouve entre deux modèles contemporaine or ou acier identiques.
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Ma montre m’habille
La montre est le bijou de l’homme. Souvent le seul qu’il porte d’ailleurs. C’est tout aussi vrai pour ces dames mais en matière d’accessoires elles ont davantage de possibilités. Et s’il est vrai que la montre habille l’homme, l’homme peut aussi habiller la montre. Ce n’est pas difficile et nous ne prétendons pas le faire mieux que les autres, il est plutôt question ici de faire le tour des ensembles les plus marquants.
Car au fil du temps certains looks se sont démarqués et sont devenus des classiques, en quelque sorte. Cet article n’a pour simple but que de les reproduire, afin de vous inspirer. Et si besoin, d’apprendre à éviter les fautes de goûts ( Rolex et survêtement par exemple ).
À noter que plusieurs des montres sont pourvues de bracelets confectionnés sur mesure et parfois même en partie fabriqués par votre serviteur. Dans tous les cas les designs sont personnalisés. Voici quelques belles combinaisons.
La plongeuse chic et le blouson en cuir
Incarnation de la polyvalence, la Tudor Black bay se porte avec tout. Mais c’est le casual chic qui correspond le mieux à cette plongeuse des grands soirs. Une Black Bay, 41 mm par exemple, s’assortit très bien avec un blouson en cuir de type motard à col rond. La cerise sur le gâteau : une BB rouge et un cuir noir ou une noire et une peau couleur cognac. Indiscutable.

Ici la dernière BB54 37 mm 
Sa grande sœur, la 41 mm 
Ca fonctionne également avec un beau chrono, ici une Breitling Le cadran bleu et la chemise à bandes bleues
En matière de rappel chromatique, subtilité rime avec efficacité. L’idéal étant de marier les couleurs du cadran avec celles des bandes ou des rayures. Mais si vous pouvez assortir le grain du bracelet avec la matière de la chemise, c’est une touche d’élégance supplémentaire. Ici, une chemise en lin / elasthane et un tissu technique sur crocodile, agrémentés d’un cadran bleu profond. Remarquable.

Une Flagship Longines sur tissu technique Avel and Men, en voile de bateau recyclée 
Ici, une Chopard LUX XPS en tissu technique sur alligator et une chemise Majestic Filature en lin elasthane Le pull rose et la montre pistache

Que voilà une belle combinaison, un beau duo de couleur même. Choisissez une rose léger et un vert intense, ou l’inverse. Ma préférence va pour le haut rose et la montre verte mais cette paire fonctionne dans les deux sens. Un cadran rose et un pull vert par exemple. Des index dorés sont ici de très bon goût également. Inimitable.
Noir mais blanc

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’une montre fantôme et d’un beau complet noir, n’hésitez pas à les coupler. Mais pour souligner l’un comme l’autre, une chemise claire viendra césurer l’ensemble de la plus belle des manières. Imparable.

Le style vintage
Une veste en daim néo vintage, style années 70 et une Zenith à peu près de la même époque, ça ne peut que fonctionner. Si le boitier est de forme, l’effet s’en trouve renforcé. Atemporel.

La montre nue et les bracelets
Je ne me permettrai pas de juger mais je croise souvent de beaux garde temps affublés de breloques ou de gourmettes en grand nombre. On peut vite tomber dans l’excès et j’ai personnellement l’impression que l’ensemble se dévalorise mutuellement. J’ai pourtant succombé à la tentation en essayant cependant de rester sobre. J’ai choisi une montre et un bracelet qui vont bien ensemble grâce à leurs designs baroques et leur matériau commun. Est-ce aussi beau que la montre ou le bracelet seuls ? Question de goût.

Cuervo Historiador et bracelet Rochet Le style baroudeur
Un chrono vintage, une parka, un vieux jean… Et une belle montre. Plongeuse, chrono ou bien militaire, le look est immédiatement cohérent.


Le style driver Encore une fois, ces idées ne sont présentées qu’à titre indicatif. Un article plus poussé sur la personnalisation des montres est disponible ici.
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