Pour inaugurer cette nouvelle catégorie bulletin horloger, quoi de mieux qu un récapitulatif du salon Watches And Wonders 2026 durant lequel notre pays a illustré sa présence de belle manière. Pequignet, Cartier, March Lab et bien d’autres ont porté haut l’horlogerie française. Hermes s’est également illustré avec des nouvelles itérations de L’ Arceau ,tout comme Chanel qui a proposé une nouvelle J12. Bell and Ross n’était pas en reste avec une collaboration qui ravira les amateurs de cigares. Mais ce que nous avons apprécié tout particulièrement, c’est la :
Pequignet et sa nouvelle Royale Paris Chrono
Ce chrono est magnifique. Pequignet sait faire de belles choses, vraiment. Ses Royales semi squelettées par exemple sont du meilleur goût, la dernière version en 36 mm de la Royale Paris, calibre Initial, est sublime également. Mais ce nouveau chronographe a véritablement retenu notre attention parmi la production globale du salon, ce qui n’est pas peu dire. Le cadran et le boîtier sont très représentatifs de l’esthétique Pequignet. Les cornes par exemple sont biseautées à leur base dans un bel effort de sophistication discrète.
Les deux sous cadrans qui semblent légèrement surdimensionnés tranchent le gris perle avec un burgundy finement soleillé, Le tout ne saurait mieux être mis en valeur par le bracelet nubuck taupe qui pour une fois a été bien choisi. C’est loin d’être le cas chez toutes les marques ( voir notre article J’habille ma montre ).

Les boutons champignons classiques sont proportionnés avec les 39,5 mm du boitier dont on devine la taille grâce à la couronne. La Royale paris Chrono est animée par le calibre Initial dans sa version chronographe, on aurait pu s’attendre à la version Royale du mouvement mais ce n’est pas le cas.
Un mouvement totalement créé par Pequignet, réellement manufacturé
Dans les deux cas il s’agit de calibres manufactures ,nous ne plaindrons donc pas. Car nous parlons ici de calibres créés de toutes pièces, ce qui est très rare. Bien des grandes maisons, lorsqu’elles entament la création de leur propre mouvement, se basent sur un ETA ou autre produit éprouvé puis y ajoutent leurs innovations. Chez Pequignet, on procède différemment, il n’y a par exemple pas de calibres modulaires ( une base commune à laquelle on ajoute habituellement des complications ). La platine reçoit les fonctions supplémentaires de façon intrinsèque. Ce qui représente un investissement de temps et de compétences conséquents.



La gamme royale s’étoffe
Les montres squellettes Royales sont délicatement ciselées même si on peut contester le qualificatif puisque la totalité du mouvement n’est pas visible. On a pourtant bien l’impression de transparence lorsqu’on observe cette Royale. Saphir au nom évocateur.

Le seul autre modèle qui à mon goût est aussi beau que la Royale Saphir squelette est l’Arceau et son verre semi transparent. Est-ce d’ailleurs , elle aussi., une squelette à proprement parler ?


Je porte une royale
La haute horlogerie française se porte bien. Serica, March Lab, Akrone, Baltic et j’en oublie proposent de beaux modèles avec de bons mouvements. Mais Pequignet est une maison d’une grande délicatesse et qui a fait l’immense effort de créer son mouvement. Cet effort à lui seul lui vaut mon respect. Mais la marque ne s’arrête pas là car l’esthétique est à la hauteur de la mécanique. Vous l’aurez compris, je porte la maison Pequignet en haute estime.
A Venir : la revue de la Royale origine
Nous avons eu le plaisir de porter cette Royale Origine pendant un an, elle possède donc les prérequis pour être testée sur notre site qui, je vous le rappelle, n’accueille que les plus beaux modèles portés au quotidien par l’équipe.


