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  • La Longines Record Héritage, le chronographe d’or et de jais

    La Longines Record Héritage, le chronographe d’or et de jais

    Le chronographe est un classique de l’horlogerie car il est élégant, polyvalent et fonctionnel. Son design est profondément gravé dans notre inconscient, au point que n’importe qui pourrait le décrire succinctement. Longines est une maison qui possède à son actif plusieurs modèles iconiques, comme la Flagship, la Dolce Vita, la Conquest ou encore la fabuleuse Heritage à réserve de marche centrale. La liste est encore longue et inclut bien sûr plusieurs chronos comme celui que nous avons testé : la Record Héritage, une magnifique pièce horlogère dont on entend trop peu parler. Son cadran noir profond et ses index dorés minimalistes sont un régal pour les yeux. Longines est décidément une belle maison classique, élégante et sans erreur de parcours.

    Un boîtier classique

    Le boîtier mesure 40 mm hors couronne, une taille qui convient à presque tous les poignets. La lunette au fini brillant, non graduée, habille joliment le cadran noir profond. Les flancs sont brossés et contrastent avec le corps du boîtier, lui aussi brillant. Les cornes sont également en partie mates et au fini poli miroir. Toute la montre est conçue en fonction de cette alternance, même la couronne.

    vue de trois quart de la record heritage
    la couronne mate et brillante en gtros plan

    La distance de corne à corne est de 49.60 mm. L’espacement est de 20 mm et le poids de 90 grammes. L’épaisseur de 14,5 mm est classique pour un chrono. Les boutons poussoirs rectangulaires apportent un air moderne davantage grâce à leur taille surdimensionnée qu’à leur forme qui équipait déjà les chronos d’antan.
    Le saphir est bombé juste comme il faut, il bénéficie d’un traitement anti-reflet interne et externe très efficace. Idem pour le fond saphir.

    vu sur le L8905.4
    Le fond saphir

    La Record est un chronographe distingué mais polyvalent. Bien plus intéressant dans sa version cuir qu’avec le bracelet acier, même si ce dernier est intrinsèquement assez réussi. C’est une affaire de goût, évidemment, mais le côté vintage des chronographes correspond mieux à la noblesse artisanale du cuir. D’autant plus que la maison suisse a poussé le concept esthétique assez loin, peut-être un peu trop loin d’ailleurs, puisque la Record est une montre de jour. J’entends par là que son cadran sombre et ses aiguilles très fines n’améliorent pas la lecture de l’heure en conditions de basse lumière. Ce qui est plutôt paradoxal puisque le but à l’origine était justement d’améliorer la lisibilité.

    longines record heritage sur acier
    longines record heritage sur cuir

    Un cadran joliment habillé

    Le duo noir et doré est un grand classique, c’est presque une obligation pour une maison horlogère de proposer un ou plusieurs modèles ainsi colorés. Le contraste entre les deux teintes rehausse élégamment les détails des index et en souligne la finesse. Ce type de cadran se désigne par le terme : « Gilt ».

    cadran longines record héritage

    Mais pas exempt de défaut

    C’est indéniable, le chronographe Record est peu lisible par conditions nocturnes. L’absence de luminova sur les index et les aiguilles particulièrement fines expliquent en grande partie ce défaut. En été, c’est moins grave, mais en hiver vous devrez sortir le smartphone. Cela reste une appréciation personnelle et l’hiver est déjà loin, il faudrait essayer à nouveau en soirée, mais sans aucune source de lumière il est impossible de lire l’heure puisque le principe, si j’ai bien compris, était de faire se refléter les sources lumineuses via la brillance du doré. Le choix de cette combinaison claire obscure est de toute façon assumé par la maison et ses origines historiques jouent un rôle évident dans son utilisation. À noter l’étanchéité de seulement 30 mètres.

    L’histoire du duo noir et doré, le guilt dial

    Ce sont les militaires qui ont fait ce choix en premier,mais l’esthétique n’était pas le but, c’était la lisibilité qui était recherchée. Le laiton du cadran était peint en noir et les index révélaient le métal doré. Plus tard, la laque et des encres transparentes ainsi qu’un placage en or du laiton ont permis des résultats encore plus saisissants, notamment chez Rolex.

    cadran gilt a langhe & sohne
    Crédit : Chrono 24

    Les origines, la marque Record Watch Co

    Avant de devenir une collection chez Longines, Record Watch Co proposait ses propres produits dont la Sector Watch, une montre de poche à la forme si particulière et au mouvement rétrograde dont la production était plutôt complexe. Elle ressemblait à un coquillage et semblait ergonomique à souhait.

    la sector watch, mouvement retrograde
    Crédit : Sotheby’s

    Cette manufacture Record Watch Co aura produit sous plusieurs marques dont Odar et Bolide, mais Longines, cherchant à augmenter sa productivité, en a fait une filiale et absorbé le savoir-faire. C’était la naissance de la bannière Longines Record.

    affiche de l ancienne marque record watch co

    Le mouvement Longines L895.4, un ETA exclusif

    Au sens strict du terme, le L895.4 n’est pas manufacture. Mais ce n’est pas non plus un mouvement de série puisqu’il a été développé par ETA pour Longines sur la base d’un 2892. C’est donc un mouvement dit  » exclusif  » certifié Cosc. La référence exacte est A31.L01. La parenté dans le groupe Swatch facilite évidemment ce genre de coopération mais il fut une époque où Longines créait elle-même des calibres comme le 13ZN chronographe ou l’extra-plat L990.
    La crise du quartz et la logique de groupe industriel ont eut raison de cette période de gloire.

    mouvement mythique longines 13ZN
    Le mythique 13ZN, crédit : Joseph Watches
    l990 mouvement manufacture extra plat des années 60
    Le L990, Crédit : https://oldswisswatches.com/

    Le L895.4 est donc un mouvement exclusif aux performances intéressantes. Certifié Cosc, spiral en silicium anti magnétique et réserve de marche de 70 heures, il tiendra tête à la meilleure concurrence.
    La politique tarifaire de Longines reflète d’ailleurs bien l’utilisation de calibres externalisés puisque la moyenne des prix chez Longines, hors modèles en or, avoisine les 3000 euros. C’était justement le prix de la Record Héritage : 3100 Euros.

    Le L894.5 longines en gros plan

    Au quotidien

    C’est bien sûr un plaisir de porter ce garde-temps élégant et sportif. La fonction chrono ne gâche rien et vous ferez attention à l’utiliser régulièrement afin de conserver le mécanisme en bon état. Mon petit plaisir est de coordonner la trotteuse avec les petites secondes, soit dans son prolongement axial, soit perpendiculairement. Attendez par exemple que les petites secondes arrivent à zéro et lancez la trotteuse du chrono. Il n’y a plus qu’à se laisser hypnotiser par le manège des aiguilles ( voir plus bas ).

    J’ai changé le bracelet pour cette version nubuck qui est davantage dans l’esprit neo-vintage. Le bracelet d’origine est un tantinet trop classique, celui ci reprend les couleurs du cadran sur la tranche et via deux points de couture.

    gros plan du bracelet Nubuck caramel
    Bracelet Nubuck

    Ce modèle porte un intérêt historique puisqu’il est issu de l’acquisition de Record Watch Co par la maison Longines. Il intègre l’esthétique classique contemporaine et un calibre assez typiques de la marque. Pas aussi connu que les Conquest ou Hydroconquest mais indéniablement proche de la collection Héritage, cette Record Chronograph Cosc est bien cachée dans l’onglet Elegance du site.

    Son seul défaut est le manque de lisibilité mais il n’est pas rédhibitoire, largement compensé par la beauté de cette pièce, la qualité du calibre et le rapport qualité prix toujours bon chez Longines. Encore une belle montre, à garder une vie entière et à transmettre.

    GALERIE

    gros plan sur le cadran noir de jais
    Photo : twistheure
    Record chrono au porté
    gros plan sur le cadran noir de jais
  • YEMA rejoint le club

    YEMA rejoint le club

    Les montres que vous trouverez sur Twistheure sont toutes magnifiques, jusque là rien d’extraordinaire. Mais elles sont aussi quasiment toutes animées par des calibres manufacturés, au vrai sens du terme. Étant donné que la mention « manufacture » est soumise à peu de contraintes dans son utilisation, on la trouve à toutes les sauces. Yema l’a pourtant bien méritée, puisque la maison a développé son propre mouvement, dans trois déclinaisons qui plus est.

    le fond transparent laissant apercevoir le CMM.29
    Le CMM.29 micro rotor, crédit YEMA

    Pourquoi réinventer la roue ?

    Développer son propre mouvement est coûteux en trésorerie et en formation, sans parler de la recherche et développement qui est un département très onéreux. De plus, le principe de fonctionnement d’une montre mécanique est le même depuis belle lurette ( énergie et régulation ), il ne changera pas de sitôt. Les avantages de créer son propre mouvement sont cependant très nombreux ; on peut décider de sa politique industrielle et économique et créer ses complications, se diriger vers la finesse, la performance, l’augmentation de la réserve de marche… L’investissement en vaut donc la peine.

    yema granvelle renaissance vue de coté
    La finesse du CMM permet d’atteindre 8.5 mm d’épaisseur finale, crédit YEMA

    Le statut de manufacturier

    Les amateurs de beaux garde-temps savent très bien quelles maisons emboîtent des Eta ou des Sellita, se servent d’ébauches exclusives ou emploient des contractants externes. Au moment de l’achat, ils privilégient les calibres de manufactures. Bien sûr, le prix est plus élevé, mais ne vaut-il mieux pas payer trop cher un mouvement créé en interne plutôt qu’un mouvement de série, même excellent ? Car un Sellita en version chronomètre certifié Cosc ne coûtera pas plus de 400 euros, selon bien sûr la quantité achetée, la finition etc… Or, on voit bien des maisons vendre des montres emboitées au delà de 5000 euros sur la seule base de leur réputation alors que des marques moins prestigieuses utilisent le même calibre dans un produit bien moins qualitatif. Et ça, le client averti le sait. Yema est donc bien très bien placé avec son mouvement CMM ( non certifié Cosc mais dont les performances avoisinent les normes )qui coute 2500 euros seulement.

    J’utilise souvent la métaphore des constructeurs et de la compétition automobile pour décoder l’industrie horlogère. Les marques auto partent d’un moteur de série et le modifient pour en améliorer les performances, mais il arrive qu’elles le conçoivent intégralement. C’est un peu plus classe et bien plus efficace. C’est pareil avec Omega et ses calibres 1120 ou 2500 ( premières générations )qui modifiait en profondeur des ETA en ajoutant la technologie co-axiale, entre autres innovations.

    L’indépendance créative et économique

    Une maison qui fabrique des pièces est indépendante des augmentations de tarifs des fabricants d’ébauches ( bases de mouvements achetées sur lesquelles on applique des modules pré fabriqués ou développés ). Elle peut concevoir ses propres complications en s’affranchissant des conceptions modulaires rendues obligatoires par l’utilisation d’ébauches, mieux gérer le SAV et, si elle fabrique toute la montre en interne, éviter les hausses de prix relatives à tous ses fournisseurs. Qui dit maîtrise des coûts, dit maîtrise du prix de vente… Enfin, le contrôle qualité ne peut qu’être meilleur, ce qui aura une conséquence sur le nombre de retours.

    Une fois le coût initial du développement absorbé, les marges deviennent meilleures et la maison horlogère n’a plus qu’à profiter de nombreuses années économiquement avantageuses. Et à améliorer encore son calibre manufacture.

    Le CMM.29, des performances de chronomètre et un design industriel assumé

    On maîtrise mieux ce qu’on a créé soi-même. Le CMM.29, qui est une version du CMM.20 micro-rotor, propose une réserve de marche et une précision dignes de son rang :

    specs du mouvement CMM.29 moins trois plus sept secondes par jour
    specs du mouvement CMM.29  70 heures de réserve de marche

    On aime ou pas mais le travail de décoration et le design du CMM sont éloignés de ceux de l’horlogerie classique. Personnellement, j’aime le style industriel que YEMA a choisi même si j’apprécie également les côtes de Genève. Je suis sensible à la modernité, du moins à celle de YEMA dont l’image de marque est plus contemporaine que traditionnelle.

    calibre manufacture yema CMM.10 AUTO
    CMM.10
    calibre manufacture yema CMM.20 AUTO MICRO ROTOR
    CMM.20
    calibre manufacture yema CMM.30 MECA
    CMM.30

    La Granvelle Renaissance

    La Granvelle est sortie il y a un moment déjà, mais la Renaissance est une nouvelle édition. Si elles partagent le même mouvement, la Renaissance est plus petite en taille. 37,5 mm contre 39 mm. C’est une différence importante car les boitiers coussins paraissent plus imposants que les boitiers ronds. Pour information, la Monaco trois aiguilles de Tag Heuer mesure 39 mm et la Chaumet Dandy est plus proche des 36 mm. Cela devrait vous aider à appréhender les dimensions.

    la granvelle yema 39 mm de 2025
    39 mm , crédit : YEMA
    la yema granvelle renaissance 37.5 mm de 2026
    37.5 mm , crédit : YEMA

    Plus petit, plus joli ? La discrétion étant un des principes de l’élégance, j’ai tendance à penser qu’il faut éviter les montres trop imposantes, mais c’est une affaire de goût. Il n’empêche que le retour en taille de l’industrie horlogère est de plus en plus perceptible. Ici on a le choix, car un écart de 1.5 mm entre deux boitiers identiques, c’est beaucoup. Notons que la finesse de la Granvelle Renaissance apporte une vraie valeur ajoutée en termes d’élégance. 8.5 mm, c’est fin, et ce résultat n’aurait pas été obtenu sans un mouvement micro-rotor dont la masse s’intègre dans l’épaisseur du calibre. La seule autre façon de l’atteindre eut été d’utiliser une montre mécanique à remontage manuel.

    cadran en gros plan de la yema granvelle renaissance saumon
    Crédit : YEMA

    Un cadran sur quatre niveaux

    Vous remarquerez sur l’image qui suit que le chemin de fer surplombe le devers sur lequel sont apposés les index et qu’il est lui même plus haut que le centre du cadran. Ce dernier est également surélevé par rapport au sous cadran des petites secondes. Le tout donne un effet de profondeur et de relief.

    le cadran et ses 4 niveaux de profondeur
    Crédit : YEMA

    D’élégance ,cette montre ne manque pas. Habillée mais polyvalente, le travail du cadran est riche et les petites secondes à 21 heures sont peu courantes. Cette Granvelle Renaissance se portera facilement. Les couleurs bleu, saumon et noir proposées se coordonnent aisément avec les habits de tous les jours. YEMA a produit une très belle pièce avec un beau mouvement et qui vient enrichir un catalogue de plus en plus habillé. La Urban Traveller, par exemple, suit la même philosophie.

    Reste à passer l’épreuve du temps et à éprouver la fiabilité des différentes déclinaisons de CMM qui ont permis à la maison d’entrer dans le club des manufacturiers.

    les trois couleurs de la yema granvelle renaissance bleu , saumon et noir
    yema granvelle renaissance vue de trois quart, saumon
    Crédit : YEMA
    la granvelle renaissance au porté
  • L’histoire de la masse périphérique

    L’histoire de la masse périphérique

    Assez tôt dans l’histoire de l’horlogerie, une autre solution que la masse oscillante centrale, située au dessus du mouvement, a été recherchée. Plusieurs techniques ont été éprouvées, avec plus ou moins de succès, la plus répandue étant le micro-rotor qui permet une meilleure finesse. La position centrale habituelle de la masse engendre effectivement une épaisseur supplémentaire, j’imagine que c’est la raison principale à la volonté d’intégrer la masse autrement. On peut aussi penser à une raison esthétique car la masse centrale classique cache partiellement la vue dégagée sur le calibre dont on profite sur un mouvement mécanique à remontage manuel.

    Le concept et les raisons de l’échec à l’époque

    Dans les années 50, un horloger italien a imaginé une masse circulaire segmentaire glissant tout autour du calibre entraînant ainsi trois pignons engrenant le remontage. Mais sans réussir à appliquer son idée. Plusieurs raisons ont empêché l inventeur, Paul Gostelli, de la concrétiser.

    • Des éléments critiques bloquaient le passage du segment dont la couronne et sa tige. C’était l’obstacle majeur.
    • Le problème de la friction. Saviez vous qu’en reliant deux dictionnaires ensemble et en intercalant une page l’une dans l’autre, il faut la force de deux chars modernes pour les dissocier ? La force de friction les maintient fermement à elle seule.
      Même en lubrifiant le segment de masse, la friction était trop importante, sans compter la résistance des galets et des roulements entraînés. De plus, les huiles de l’époque étaient encore d’origine animales. Aujourd’hui, un horloger n’utilise pas une seule huile, mais généralement 3 à 4 lubrifiants différents qui sont bien plus fluides.
    • La fragilité du système. La force centrifuge exercée sur les petites pièces mobiles par les chocs et les mouvements humains est bien plus grande qu’on ne l’imagine. Il faut penser en termes de proportions; une voiture radiocommandée au 1/32e qui file a 30 km /h correspond à 960 km/heure ( si on se miniaturisait nous-même au 1/32 e ) ou à 170 km/h en termes de lois physiques pures. Tout ça pour dire que les forces rencontrées par une masse sont d’autant importantes quelle est petite.
    • Pas de système d’amortissement. Nous verrons plus bas que la technologie moderne permet aujourd’hui ce qui n’était pas possible à l époque : consolider le mécanisme en réduisant les forces.
    • L’absence de CAO ( conception assistée par ordinateur ). Elle a servi a effectuer des calculs micromécaniques indispensables pour le passage de la masse. Sans cet outil c’était un challenge impossible.

    Toutes ces contraintes et difficultés techniques ne permettaient pas à l’époque de réaliser le mouvement à masse périphérique.

    Voici le brevet paru dans les années 50 :

    Brevet otiginal de l inventeur paul gostelli

    La première tentative de Patek : le calibre 350

    En 1970 environ, la manufacture Patek a tenté l’aventure de la masse périphérique mais ce fut un demi-échec. Sa solution pour éviter la tige de remontoir fut de créer un mouvement remonté par le fond de boite. Le brevet date de 1965, il décrit une couronne à plat dans lequel la tige de couronne est remplacée par un disque.

    Le rotor est fixé sur un anneau interne denté qui entoure le mouvement, guidé par des galets minuscules. Il entraîne les rouages du remontoir situés sur l’extérieur de la platine. À noter que la masse était en or pour une question de poids et d’efficacité. Mais le système était fragile et les pannes nombreuses.

    brevet du calibre Patek 350
    Le brevet

    Deuxième tentative, pas mieux

    Hélas, la fiabilité du 350 n’était pas au rendez-vous. La couronne à plat sur le fond de boite était trop près de la peau du porteur, la transpiration oxydait le mécanisme. Et le rendement était trop faible en cas d’activité trop peu soutenue, la montre s’arrêtait alors, à l’instar du calibre à glissière Pierce 861.

    le patek 350 à masse peripherique
    Le 350, crédit Orologico

    Patek revit donc sa copie en 1974 avec le I-350 ( I pour inversé ) en modifiant le sens du rotor périphérique, ce qui améliora effectivement le rendement mais les huiles trop épaisses, la fragilité du calibre et de l’alignement de la masse en cas de choc ont provoqué des pannes toujours en trop grande nombre. Patek a connu son plus rude échec. Aujourd’hui les 350 et I-350 sont extrêmement recherchés par les collectionneurs.

    Le 350 I, crédit : Watch Guy
    vue eclatée du calibre patek 350
    vue eclatée du calibre patek 350

    La masse périphérique, le chef d’œuvre de Bucherer

    C’est Carl F Bucherer qui a réellement maitrisé cette technologie, en 2008. Il a fallu de nouveaux matériaux comme des roulements à billes ultra-fins en céramique et du tungstène pour permettre à la masse de glisser correctement et d’entrainer le mécanisme de remontage. Bucherer a également incorporé une « suspension » sur chacun des trois roulements afin de limiter les chocs.

    Description de l'amortisseur du roulement céramique

    J’ignore comment le ressort est remonté par le déplacement circulaire de la masse mais si je devais parier, je dirais que les trois roulements qui sont entrainés par la masse remontent en même temps le ressort.

    manero peripheral date
    Manero Peripheral date, crédit Carl F bucherer

    Carl F Bucherer a ainsi conçu ses mouvements les plus élaborés en interne : le CFB A1000, CFB A2000, le Tourbillon CFB T3000 ou le Répétition Minutes CFB MR3000, et ils fonctionnent tous via une masse oscillante périphérique. Perrelet a également connu le succès mais via une approche différente puisque la masse est placée au niveau du cadran autour duquel elle tourne ( collection Lab Peripheral ).

    perrelet et sa masse peripherique qu on apercoit autour du cadran
    La masse est striée sur la photo, entre 15 h et 21 h

    Le doublé ?

    Le concept est exploité encore plus loin avec cet incroyable mouvement : le CFB T3000. Trois roulements microscopiques guident le tourbillon à l’intérieur de la cage qui n’est ni fixée sur la platine, ni suspendue à un pont. Elle est maintenue par la périphérie, d’où le nom : Double Peripheral. C’est de la haute horlogerie. La vidéo ci-dessous illustre le système.

    Il aura fallu attendre plus de cinquante ans pour que la technologie permette la réalisation d’une idée de 1955. Micro ingénierie, conception assistée par ordinateur et huiles synthétiques furent les piliers de cette réussite horlogère. Aujourd’hui Rolex possède la maison Bucherer. Espérons qu’elle sera ainsi plus amplement reconnue en tant qu’horlogerie de haute volée, dont les garde -temps somptueux méritent l’admiration des amateurs.

    Manero perpetual date
    Manero perpetual date , dos
    Manero Peripheral double Date

  • Une Lip T18 neuve surgie du passé

    Une Lip T18 neuve surgie du passé

    Elle fait partie des premières générations de T18 mais n’a jamais été portée. Elle a traversé un siècle en restant pure et intacte, sans jamais connaître de poignet. Voici une jeune mamie survivante, une T18 des années 40 probablement, état NOS ( New Old Stock ). Issue d’un stock de montres neuves jamais vendues, un fond horloger, cette T18 de première génération est dans un état irréprochable pour son âge et a été conservée dans un coffre. Elle est imperceptiblement patinée mais n’ayant jamais vu de LIP neuve de cette époque en dehors de cet exemplaire, il est difficile d’être catégorique. Révisée, bracelet neuf, elle est prête à vivre sa vie de montre après quasiment un siècle d’attente.

    La lip T18 des années 40 , neuve de stock sur bracelet noir
    Photo : Twistheure

    Son histoire

    Je me suis renseigné auprès du vendeur qui tient l’excellent site One of One et cette Lip provient du stock d’un horloger berlinois datant des années 1930 dont ses enfants ont hérité vers 1970 et se sont séparé plus tard. Ce sont les informations délivrées par le vendeur professionnel.

    « La montre a été gardée en coffre durant toute cette période, ce qui explique l’absence de patine et une absence totale d’oxydation ».

    La montre en très gros plan
    Entre l’inscription Besançon et le centre, on aperçoit une rayure

    Pourquoi cette Lip n’a t’elle pas été vendue ? Une très légère rayure sur le verre en est peut-être la raison. J’ai à peine réussi à la photographier, c’est pourtant la piste la plus plausible quant au fait qu’elle n’a pas été mise sur le marché.

    « Ce n’est pas une certitude pour votre exemplaire, mais c’est la piste possible », m’a t’on expliqué.

    Un boitier immaculé

    Comme neuf, le boitier est brossé sur les flancs et le fond de boite. La couronne est très efficace et le remontage aisé. Les anses fixes limitent le choix des bracelets puisqu’il faut installer des produits spécifiques avec des agrafes et une partie autocollante. Une fois installé le bracelet ne peut plus être changé sans le sacrifier. On en trouve difficilement et la qualité est relative à moins de passer par la fabrication sur-mesure ( 200 Euros ).

    photo : Twistheure

    Le cadran

    Typique des années 30, le cadran deux tons est très aéré et épuré. Le chemin de fer est réduit à sa plus simple expression tout comme les index bâtons. Les chiffres sont excentrés et le tout est parfaitement lisible. Pas de radium ni autre système photoluminescent au programme mais les aiguilles sont bleuies :

    La montre avec son nouveau bracelet autruche
    Les petites secondes sont à peine visibles si vous avez plus de 40 ans
    T18 vue en transversale, cotés brossées

    Le calibre original français

    C’est un mouvement T18, spiral Bréguet, conçu par André Donat en 1935 environ et commandé par Frédéric Lip. Ce spiral de grande qualité a largement contribué au succès de ce mouvement car il favorise l’isochronisme ( la continuité de la précision du début à la fin de la réserve de marche ). 15 rubis le protègent de l’usure, un grand balancier et son système bilame ( composé de deux métaux aux caractéristiques différentes ) sont les éléments les plus connus du T18. L’ajustage était effectué sur trois positions dont deux horizontales et une verticale.

    Mouvement original T18 en gros plan
    Photo Forumamontres

    La version 2024

    Lip a sorti récemment deux éditions mécaniques en acier et plaqué or aux fonds saphir. Malgré le discours de la marque le calibre n’est pas l’original. L’usinage a été géré par La Joux-Perret, les finitions chez Roland Bailly et l’assemblage par Humbert Droz. Le mouvement est en réalité un Jaquet 736.

    C’est moins bien qu’une T18 originale mais c’est très beau. Est-ce que ça vaut 2000 euros ? Disons que c’est le prix du coeur.

    la version 2024

    La T18 NOS au quotidien

    C’est un véritable voyage dans le temps que de porter cette pièce. Pratique, précise, bien plus petite que les versions quartz modernes, elle respire l’authenticité. Bien sur, il a fallu mettre le prix, plus du double de celui d’une T18 vintage. Mais je suis certain que personne n’aurait hésité. Et la boutique One Of One est un trésor, une véritable boîte à pépites. On trouve des montres pour toutes les bourses et elles sont toutes magnifiques. Elles proviennent pour une bonne partie du même fond horloger, ce qui implique dans les cas similaires une conservation dans les règles de l’art.

    Il est assez rare que je mette des liens vers les boutiques mais ça en vaut la peine dans ce cas.

    One Of One, c’est ici

  • Le chronometre Bucherer 36 mm, circa 1965

    Le chronometre Bucherer 36 mm, circa 1965

    Il ne faut pas forcément casser sa tirelire pour s’offrir une belle pièce, même si elle provient d’une grande maison. Bucherer est née de l’association d’un horloger et d’un orfèvre à la fin du 19e siècle, suivie par un partenariat avec le fondateur de Rolex dont elle devient distributeur officiel vers 1920. C’est dans les années 70 que la marque a pris une ampleur internationale grâce à la naissance du département Carl F. Bucherer, entièrement dédié à l’horlogerie et à la vente des plus grands classiques comme Cartier, Rolex, Hublot… Les innovations horlogères comme la masse oscillante périphérique ont grandement contribué à la réputation de Bucherer qui reste à mon sens un horloger trop peu connu, malgré son rachat par Rolex il y a peu.

    C’est pourquoi nous mettons aujourd’hui à l’honneur cette pièce des sixties qui représente si bien l’esthétique de la maison et qui offrait le meilleur de Bucherer à l’époque : c’est à dire une finition irréprochable et une construction si remarquable qu’on en perçoit encore les bénéfices 60 ans plus tard.

    Le haut de la gamme : silence, on tourne !

    La qualité de cette montre est incroyable, j’ai tout bonnement cru que le mouvement était mécanique tant elle est silencieuse. Je l’ai secouée dans tous les sens afin de m’assurer qu’une masse était bien présente, rien à faire. Je l’ai donc posée sur le SwissKubic, lui aussi totalement furtif, et ai pu constaté qu’elle s’était remontée. Elle tient d’ailleurs un peu moins de deux jours sans remontage.

    Comment dater ce modèle ?

    Chronometre bucherer 36 mm en gros plan, de face
    Photo : Twistheure

    Il existe une série d’indices concordants qui m’ont amené à dater cette montre entre 1965 et 1970 :

    • La forme des index, très géométrique est typique de cette période
    • Le logo Bucherer, à cette époque il était moins épuré que dans les années suivantes
    • L’utilisation du tritium, on découvre en effet la mention : T Swiss Made T la réglementation le permettait encore

    Bien sur, je peux me tromper mais le vendeur professionnel ( Vintage Watches Restoration ) avait indiqué cette période également. Ceci dit, je n’ai trouvé aucune indication sur le cœur de la pièce.

    Quel mouvement ?

    Je n’ai pas tenté d’ouvrir ce chronomètre car je ne voulais pas déranger l’horloger pour si peu. J’ai donc fait des recherches, tout en sachant que Bucherer utilisait à l’époque des ébauches améliorées par leurs soins, notamment les excellents ETA 2472. C’est sur cette base que le « 1528 », qui équipe très probablement ce chronomètre, a été construit. Attention, le nombre 1528 est ici plutôt une référence de modèle de montre que le véritable nom du mouvement qui est bel et bien un ETA 2472 ( heure et date à 15 heures ) et qui existe aussi en version jour/date ( ETA 2474/2459 ). À l’époque, on ne donnait pas de nom de code aux calibres comme on le fait de nos jours.

    Le mouvement de base est donc un 11,5 lignes de 26,5 mm dont Bucherer a probablement modifié l’organe réglant, le balancier et le spiral ( antimagnétique ), puis effectué des réglages fins. C’est un peu comme augmenter les performances d’une voiture de série pour la course finalement. Ce 2472 représente bien alors la période prémanufacture de la maison qui finira par concevoir elle-même ses calibres. Un article sur ses réalisations est à paraître prochainement.

    2472 ETA , mouvement de la Chronometre bucherer 36 mm en gros plan, de face
    crédit : chrono 24
    2472 ETA , mouvement de la Chronometre bucherer 36 mm en gros plan, de face, disque de la date
    crédit : chrono 24

    Le boitier, le cadran, l’allure générale

    Comme tous les garde-temps que nous testons, celui-ci a été porté longtemps avant d’écrire ces mots, par moi en l’occurrence. J’ai donc eu le temps de l’observer et de tester sa précision. Bien sûr, après tant d’années et malgré une révision, la dérive est importante. Elle ne se remarque pas cependant. Rares sont les horlogers qui prennent le temps de peaufiner la chronométrie au point de tirer le meilleur des montres qu’ils révisent. Ce n’est que mon avis, basé sur les vintages révisées que je possède et dont je sais qu’elles ont été restaurées. Il existe bien sûr des exceptions.

    Mais parlons plutôt de l’esthétique de cette pièce. Le boitier de 36 mm et 19 mm d’entrecorne est assez fin, il est couvert par un plexiglas bombé dont les bords sont verticaux.

    bucherer 36 mm en tres gros plan, de profil
    Photo : Twistheure

    Le cadran est soleillé, les index sont rectangulaires et bordés de lignes légèrement plus claires que les bords. Une ligne de tritium court le long de l’axe des aiguilles qui reprennent la géométrie des index. La trotteuse est très fine et contraste bien avec la largeur de celles des heures et des minutes.

    bucherer 36 mm en gros plan, de biais
    Photo : Twistheure
    bucherer 36 mm en tres gros plan, de face, cadran
    Photo : Twistheure

    La date est classique, de bonne taille et bien lisible. Le logo en relief, apposé sous les douze heures, habille joliment le tout. La lunette est fine et discrète, ce qui joue sur la perception de la taille de la montre. Enfin, les cornes sont droites, sans biseaux ni chanfreins, typiques de la décennie d’origine.

    bucherer 36 mm en tres gros plan, de face, cadran et date
    Photo : Twistheure

    Au quotidien

    Ce chronomètre Bucherer se porte facilement. Peut-être davantage avec un look casual qu’avec un complet. Son design vintage le destine plus au style décontracté chic, avec une veste en daim ou en jean par exemple. Le bracelet en nubuck lui va assez bien et renforce encore l’aspect vintage. Cette montre vous donnera un air d’amateur de beaux garde-temps sans vous ruiner puisqu’on le trouve autour de 400 Euros. Pour une pièce de cette qualité et qui préfigure de la période manufacture de la maison Carl F Bucherer, c’est un très bon prix.

    Ce chronomètre est très silencieux, impossible d’entendre la masse tourner, même en tendant l’oreille. Impressionnant, j’ai porté des montres bien plus onéreuses dont le bruit n’est pas des plus esthétiques. C’est la plus belle preuve de sa qualité. D’une manière générale, la maison Carl F Bucherer propose de nos jours des pièces magnifiques, des chronographes flyback, des montres habillées et beaucoup sont pourvues de mouvements périphériques. Le terme manufacture, pour une fois, n’est pas galvaudé !

    En bref, si vous recherchez une vintage abordable, de grande marque et irréprochable au niveau horloger, cette Bucherer est parfaite. Ni trop ostentatoire, ni trop discrète, elle fera une belle impression sur vous et sur les autres.

    Galerie

    Boucle ardillon bucherer circa 1965
    Boucle ardillon bucherer circa 1965
    dos de la bucherer chrono 1965
    dos de la bucherer 36 mm
  • La Tudor BB58 autrement

    La Tudor BB58 autrement

    La Black Bay est un classique horloger, autant pour son design que pour son excellent calibre Kenissi, toujours très bien réglé. Je remarque cependant que la version sur acier est la plus largement répandue, on voit très peu de BB sur cuir. C’est peut-être la faute au système de pompes trop peu pratique pour que chacun puisse changer de bracelet facilement mais je pense plutôt que le bracelet acier riveté lui va si bien qu’une majorité de propriétaires l’a choisie dans cette livrée.

    C’est dommage car les Black Bay sont jolies sur toutes les matières. Les NATO semblent être pensés pour ces plongeuses et le cuir leur va également très bien, tout comme les tissus techniques . Pourquoi ne pas changer un peu le look de votre précieuse ? Je vous promets que vous ne le regretterez pas.

    Cuir ou acier ?

    Puisqu’il est malaisé d’ôter rapidement le bracelet acier. Il faut faire un choix. À moins que vous ne possédez un outil dédié pour le retirer et l’installer, il faudra opter pour un style et le conserver quelques temps. C’est donc d’abord une question de goût. Nous l’avons compris sur le test de la Tudor 37 mm, le bracelet impacte énormément sur l’aspect de la montre.

    Le bracelet acier est magnifique, il faut l’avouer. Ses rivets sont du plus bel effet, les proportions sont parfaites et le tout est sportif et élégant.

    Tudor Black Bay 58 sur acier
    Photo : Twistheure

    Seulement voila, il ne faut pas sous-estimer le cuir et le tissu, ni même le caoutchouc. Nous avons testé plusieurs solutions sur notre modèle 41 mm. Toutes les trois sont de très belles alternatives, à la hauteur du boitier de la Tudor. La première est celle proposée nativement par la marque car oui, vous pouvez acquérir une Black Bay sur NATO. Et acheter le bracelet acier plus tard.

    Le Nato Tudor fait main

    Le bracelet fourni avec la BB référence M79230R 009 est un NATO burgundy chiné de grande qualité. Fait main à la machine ^^, c’est le top du tissage. Il faut cependant bien le serrer car il est relativement fin, ce qui joue sur la tenue au poignet. Il est dépourvu de bande centrale mais il sied parfaitement à la BB58 ainsi. On le trouve aussi en noir sur la version 39 mm de la Black Bay 58, cette fois avec une bande centrale. Vous trouverez plus d’informations sur la page Tudor dédiée.

    Tudor Black Bay 58 sur Nato noir bande beige
    Crédit Tudor
    Tudor Black Bay 58 sur Nato bordeaux
    Crédit Tudor

    L’alternative au NATO officiel

    Sincèrement, il n’est pas nécessaire de dépenser beaucoup pour un NATO. C’est un bracelet basique prévu à la base pour être porté au dessus d’une combinaison de plongée grâce à sa grande longueur. On en trouve aujourd’hui à tous les prix et de tous les motifs, mais autant choisir une qualité suffisante. Attention également à l’épaisseur car contrairement au NATO Tudor qui s’installe grâce à des tunnels spécifiques, les bracelets standards doivent être glissés entre le boitier et les pompes de maintien. En dehors de cette spécificité, n’importe quel Nato 22 mm fera l’affaire, pourvu qu’il soit assez fin.

    Crédit : Bracelet Montre
    Crédit : Bracelet Montre

    Le bracelet Ralftech Dandy

    Ce bracelet gris chevronné proposé par Ralftech fait très joliment ressortir le rouge de la lunette de la BB58. Il m’est souvent arrivé d’installer des bracelets Ralftech sur les montres de la rédaction car ils sont très beaux. Hélas, malgré le prix conséquent, la qualité est décevante. J’en ai essayé deux en textile et ils ont rapidement peluché au niveau des trous. Le voici malgré tout sur une Glamour double date originellement sur acier :

    Glamour double date, photo Tudor
    le bracelet Ralftech Dady sur une Tudor Glamour double date, crédit Twistheure
    le bracelet Ralftech Dady sur une Tudor Glamour double date, crédit Twistheure
    Nato d'origine Tudor sur glamour double date
    Nato d’origine Tudor sur glamour double date

    Vous conviendrez que le résultat est réussi. Le gris sied très bien aux montres bordeaux. Tout comme le vert forêt ou le kaki. Nous n’avons pas pu vous montrer le résultat réel avec le bracelet gris et la BB58, à défaut voici un montage qui rend hélas moins bien que le résultat réel :

    Image : Twistheure

    Black Bay sur bracelet cuir

    Les plongeuses s’accordent bien avec les cuirs patinés, ils font ressortir l’aspect fonctionnel, évoquent le vécu et l’aventure. C’est le style baroudeur élégant.

    Afin de valoriser le cadran, il faut choisir une couleur qui contraste ou une couleur complémentaire. Bleu et caramel par exemple. Cette page sur les couleurs vous aidera beaucoup dans vos choix de bracelets.

    BLACK BAY 58 sur cuir caramel, cadran noir
    Crédit : Manufakturwerk

    BB58 2024 et pièces de bouts

    L’ultime variation permettant de s’affranchir de l’acier, c’est le caoutchouc officiel Tudor. Seule la version METAS est compatible avec le T-Fit et son bracelet caoutchouc muni de pièces de bouts. Si vous possédez le dernier modèle ( M7941a1a0ru-0001 ), vous avez une option supplémentaire comparativement aux possesseurs de la BB58 antérieure, comme la nôtre. Le boitier de la dernière version 2024 a été légèrement modifié et peut accueillir le bracelet noir. L’ancien modèle n’est pas compatible.

    Tudor 2024 METAS sur caoutchouc
    crédit Tudor

    Cette alternative est proche du bracelet acier tout en étant différente. Elle modifie l’esthétique en conservant l’aspect massif inhérent à l’acier, et le noir du matériau contraste joliment avec le boitier.

    En bref

    Si le bracelet riveté Tudor est magnifique, il n’est pas le seul accessoire à sublimer l’élégance sportive de la Black Bay. En réalité, il y a toujours plusieurs solutions pour habiller une montre et la BB58 n’échappe pas à cette règle. Nous avons d’ailleurs rédigé un article dédié à ce sujet sur cette page.

  • Test du SwissKubik Masterbox, finition cuir

    Test du SwissKubik Masterbox, finition cuir

    Pour faire suite à notre article sur les remontoirs et comment les choisir, nous avons souhaité nous attarder sur un modèle particulier. La gamme SwissKubik est celle que nous utilisons, nous sommes donc familiers avec son fonctionnement, ses options, les modèles existants, l’application attenante et surtout avec la qualité de ses produits, digne des garde temps auxquels ils sont destinés. Rappelons qu’un remontoir est un objet qui permet de s’exonérer du remontage et de conserver sa montre automatique à l’heure lorsqu’on ne la porte pas.

    L’application, le cœur du Masterbox

    Sur le remontoir, on ne trouve qu’un unique bouton de mise en marche. C’est suffisant pour remonter n’importe qu’elle montre pourvu que le sens de rotation corresponde aux spécificités de votre modèle. Car certains garde-temps se remontent uniquement dans un sens, même si les plus hauts de gamme sont généralement bidirectionnels. Lorsqu’on s’offre un remontoir SwissKubik, c’est généralement pour remonter une belle montre.

    Spécificités d'une tudor BB58 , notamment du sens de remontage
    Le sens de remontage est toujours indiqué

    L’idéal est d’installer l’application sur votre smartphone afin d’effectuer les réglages et d’entrer le ou les profils de votre montre. Vous pourrez régler :

    • la vitesse de rotation
    • le sens de rotation
    • la couleur des LED
    • La marque et le modèle
    CAPTURE D'ECRAN DE L'APPLICATION
    CAPTURE D'ECRAN DE L'APPLICATION

    Apple ou Android, les deux OS sont compatibles et utilisent le bluetooth. L’appairage est aisé.

    Autonomie record

    La batterie interne remplaçable du Masterbox est prévue pour durer des mois. Celle de notre modèle n’est pas encore descendue sous les 100 % malgré une utilisation régulière. Mais une prise USB-C est malgré tout présente.

    SWISS CUBE TRANSPARENT
    La pile, visible sur le modèle Skeleton

    Des finitions grand luxe

    C’est la version cuir que nous utilisons, une des nombreuses finitions disponibles. Si la partie esthétique fait beaucoup varier le tarif, l’aspect technique évolue également selon la gamme. Les différents designs méritent cependant que l’on s’y attarde. Il faut distinguer les gammes Startbox et Masterbox, différenciées à la fois par leur fonctionnalités et leur niveaux de finition. Les Startbox ne bénéficient pas de l’application, elles offrent moins de possibilités mais suffisent largement pour leur office. Les Masterbox sont fabriquées avec des matériaux classieux et peuvent conserver en mémoire les profils de vos montres.

    exemples de finitions des swiss cubes

    Bois, touché doux, cuir pleine fleur ou finition aluminium, le remontoir est toujours décliné avec une idée d’élégance. L’objet est d’ailleurs plutôt joli naturellement. Il est conçu pour sublimer la montre mais se suffit à lui même. Des collaborations avec des designers sont disponibles, une version transparente existe aussi. Ainsi qu’une version de voyage : un étui capable de remonter votre montre et de la protéger.

    swiss cube de voyage, un étui remontoir.
    Cet étui peut remonter votre montre.

    Cuir pleine fleur et coutures irréprochables

    Le luxe sobre de notre Masterbox est parfait pour se fondre dans n’importe quelle ambiance d’intérieur. Les matériaux sont d’une qualité incontestable et les styles proposés se marieront facilement avec votre décoration.

    cuir et coutures du swiss cube en gros plan
    Des coutures magnifiques
    cuir et coutures du swiss cube en gros plan
    Un cuir exempt de tout défaut

    En résumé : Un remontoir beau et efficace

    Simple d’emploi, élégant et surtout parfaitement silencieux, c’est ainsi qu’un remontoir doit être. J’en ai connu des abordables mais bruyants et qui en plus n’étaient pas blindés magnétiquement. Car qui dit moteur électrique dit champs magnétiques. C’est à dire l’ennemi intime des montres mécaniques. Rien à craindre ici, la technologie est maîtrisée à ce niveau.

    Le rapport qualité prix est probablement le meilleur du marché. Le modèle Startbox coute 550 euros et celui en cuir, le Masterbox, avoisine les 800 euros. Ce tarif est parmi les plus bas dans le monde des remontoirs de luxe. Si vous possédez plusieurs garde-temps et que vous désirez qu’ils soient tous disponibles en permanence, vous aurez besoin d’un SwissKubik pour éviter la case mise à l’heure. Et si vous votre collection est conséquente, il existe des modèles deux, trois, quatre, six, huit, dix ou douze montres.

    baume et mercier riviera sur swiss cube
    Riviera et son mouvement Baumatic mise en valeur utilement
    swiss cube de diagonale

    Le Masterbox est très pratique, simple d’emploi et c’est un vrai plaisir de lui confier votre précieuse. Est-ce un achat indispensable ? Non. Pourtant nous ne saurions nous en passer. Cette simple constatation résume tout.

  • Ma première montre de luxe

    Ma première montre de luxe

    Le tout premier achat d’une belle montre est délicat, autant pour un cadeau que pour soi même. Les tarifs peuvent grimper très haut, il est donc normal d’hésiter et de se renseigner. Il arrive d’ailleurs très souvent que l’on croise des questions à ce sujet sur les groupes dédiés :  » J’ai arrêté mon budget mais j’hésite encore entre l’achat neuf ou l’occasion  » Ou  » J’ai un modèle en tête mais j’ignore tout de la marque qui le propose « .

    Les prix des montres de grandes maisons sont élevés et les marques indépendantes ne sont pas en reste. Sans parler des produits moins convaincants qui surfent sur le marché du luxe et gonflent leurs prix.

    C’est un vaste univers que celui de l’horlogerie. Il existe en effet non pas des centaines mais probablement des milliers de marques horlogères, sans compter celles qui n’existent plus mais dont les modèles sont encore disponibles. Il y a de quoi s’y perdre. Avec notre aide et en suivant quelques étapes, vous obtiendrez votre précieuse.

    liste de logos de marques de montres de luxe
    Les grandes maisons

    Le tout premier conseil

    Une belle montre est un objet fort désirable et nombreux sont ceux qui sont tombés amoureux d’une pièce hors de leur portée. Or, cet attrait peut vous jouer des tours. Si d’aventure vous désirez absolument un modèle dont le tarif est au dessus de votre budget, il ne faut pas succomber et acheter un modèle parent par dépit. C’est la garantie quasi-certaine de regretter votre achat. Dans ce cas, mieux vaut économiser ou renoncer au profit d’une autre pièce, très différente.

    liste de logos de marques de montres de luxe indépendantes
    Des marques indépendantes, chez Freret Roy

    L’exemple de la Royal Oak d’Audemars Piguet est flagrant. Il existe de nombreux modèles hommages qui en sont inspirés plus ou moins fidèlement. La Tissot PRX par exemple ou mieux encore la Chopard Alpine Eagle. Assez proches en termes esthétiques mais respectivement cent fois et dix fois moins chères, il ne faut pas les choisir par déception ne pas pouvoir acquérir le modèle original mais plutôt vous diriger vers tout autre chose. Il n’en reste pas moins que la Tissot et la Chopard sont de très belles pièces également.

    Montre AP Royal Oak acier sur cuir
    La Royal Oak. Crédit : Farfetch
    Montre Chopard Alpine Eagle
    La Chopard Alpine Eagle. Crédit : Chopard
    Montre Tissot PRX sur cuir noir
    La Tissot PRX Credit : Tissot

    Définir son budget et choisir son style

    Se tenir à son budget permet de moins se disperser. Imaginons pour l’exemple que ce budget soit de 2000 euros, ce qui est déjà une belle somme pour un premier achat. La majorité des sites en ligne proposent un filtre par prix qui permet de trier les produits dans votre budget. Vous n’avez plus qu’à passer à la seconde étape : isoler vos préférences.

    Qu’elles soient modernes, d’occasion ou vintages, il y a sûrement un style de montre que vous préférez. L’identifier permet d’affiner sa recherche d’autant plus que les marques déclinent justement leurs catalogues par style. Globalement, on peut catégoriser les montres ainsi :

    • Les montres habillées
    • Les plongeuses
    • Les montres outils ou montres de tous les jours
    • Les chronos, sportifs ou distingués
    • Les montres typées militaire
    Les catégories majeures des montres de luxe   sport, ville, militaire
    Les catégories majeures

    Ces catégories se conjuguent entre elles en empruntant une ou plusieurs de leurs caractéristiques à leurs cousines. On trouve ainsi des plongeuses habillées, des chronos d’aviateur, des montres élégantes polyvalentes etc…

    L’élue de votre cœur aura forcément une des ces caractéristiques et les marques proposent souvent des collections riches de plusieurs choix dans un même style. Bien sûr, il existe des maisons qui se spécialisent dans un exercice défini. Vous ne trouverez pas de plongeuses chez Cartier, ni de militaires chez Piaget. On peut cependant réduire toutes ces catégories à trois genres : la montre de ville, la plongeuse et le chronographe.

    Maintenant que vous avez défini les facteurs liminaires à une belle acquisition ( le budget et le style), il reste à vous décider entre la première, la seconde main ou le vintage.

    L’occasion

    On a déjà tous acheté un article d’occasion mais l’achat vintage est moins courant et plus délicat, nous y reviendrons tout spécialement. Ces trois univers ont chacun des avantages et des inconvénients qu’il faut analyser et pour bien appréhender les différences entre ces politiques d’achat, il convient de reprendre notre exemple de budget. Une montre d’occasion coute en général 40 à 45 % de son prix initial si elle est en très bon état. Ce qui permet d’accéder à des produits initialement bien plus chers, issus de collections précédentes.

    Bien que les modèles de seconde main soient légions, on retrouve souvent les mêmes en vente. Les Cartier Tank, les Tudor Black Bay et les Rolex Datejust pullulent littéralement. On ne s’en plaindra pas non plus car le choix reste vaste. Chaque année les marques proposent des nouveautés qui se retrouvent assez rapidement chez les revendeurs. Un à deux ans suffisent car beaucoup de collectionneurs achètent et revendent régulièrement.

    Le marché d’occasion s’est considérablement développé et décomplexé. Les montres sont généralement vendues révisées, repolies et garanties pour au moins une courte période. Sinon, passez votre chemin. Collector Square et d’autres enseignes proposent par exemple un site en ligne et des show rooms sur rendez vous, souvent à Paris ou dans les grandes villes. N’hésitez jamais à aller essayer la montre en boutique quand c’est possible.

    La montre de première main

    Les montres neuves sont plus onéreuses mais plus faciles à se procurer et le choix est gargantuesque. Il est un peu plus restreint dans le cadre d’un achat en bijouterie, c’est certain. Mais les marques ont pignon sur rue et les bijouterie travaillent avec elles directement.

    La vente traditionnelle reste pourtant avantageuse. Elle garantie contre les pannes, elle est rassurante et l’expérience de l’achat physique d’une montre de luxe est grisante. L’accueil avec une boisson offerte, c’est le minimum en boutique ( on évite l’alcool, ça joue des tours ). Un pianiste égaiera parfois l’ambiance feutrée, on vous présentera la précieuse sur un plateau et vous l’essaierez. On a beau dire, tout ceci compte.

    Pianiste, bar… Une expérience complète Crédit : La Poste

    Dans les deux cas, l’essai est à privilégier

    Et c’est particulièrement vrai dans les cas que nous venons d’évoquer. Car les photos des montres en ligne en très gros plan sont extrêmement flatteuses et rien ne vaut un véritable essai au porté.

    Il existe suffisamment de maisons centenaires pour trouver votre future acquisition. March Lab, Serica si vous êtes patriote sont de belles marques., plus recentes. Christopher Ward propose un excellent rapport qualité prix, c’est aussi le cas d’ Oris, d’Hamilton et de Mido. Si vous avez un budget plus conséquent, Tudor, la maison sœur de Rolex est une marque à sérieusement prendre en considération. On en trouve de très belles en seconde main. Enfin, Baume et Mercier et Pequignet sont des maisons prestigieuses dont les modèles sont luxueux et magnifiques.

    Une montre neuve est donc une bonne idée pour déflorer votre poignet et la garantie, qui se situe souvent entre deux et dix ans, est un facteur de choix important.

    En résumé, l’achat neuf est plus pratique, plus cher mais on peut essayer avant de choisir. L’achat d’occasion permet quant à lui d’acquérir de plus beaux modèles mais restreint le choix en termes d’essayages. Il existe malgré tout une troisième solution.

    L’univers à deux visages du vintage

    Voici un domaine assez particulier. Il se divise en deux parties. Les achats entre amateurs passionnés et la vente sur les sites spécialisés professionnels. Certaines enseignes sont spécialisées dans le vintage de grand luxe, c’est à dire les pièces de collection. Les tarifs y sont à la hauteur des garde-temps vendus. Si vous avez le budget, visitez donc Romain Rea.

    L’atelier du temps, Ma montre vintage, Café noir sont par exemple des boutiques sérieuses aux catalogues étoffés. Une fois encore, pour une somme identique, vous aurez accès à des marques encore plus prestigieuses. 2000 €, c’est un budget conséquent dans le monde du vintage. Zénith, Jaeger Lecoultre ou IWC deviennent accessibles à ce prix et rien ne vaut le charme d’antan.Sachez que les montres anciennes sont plus petites en diamètre que les modèles contemporains, nous y avons dédié un article car c’est important.

    Il y a bien d’autres choses à savoir. Tout d’abord il existe des modèles très chers chez certains vendeurs professionnels alors qu’ils sont vendus bien moins chers si on sait où chercher. Prenons l’exemple d’une Zénith Respirator, une très belle pièce des années 60. Pour une version plaquée or sur bracelet cuir, on peut dire que la valeur réelle, en très bon état esthétique et de fonctionnement, est autour de 700 euros. Il n’est hélas par rare de la croiser au double de ce prix, j’en ai même vues à 5000 €. Une Zenith Respirator peut effectivement valoir 1200 euros, voire un peu plus, mais dans sa livrée or plein et dans un état quasi irréprochable.

    Entre les sites qui vendent trop cher et les particuliers qui surestiment la valeur de leur objet, on peut facilement payer sa montre trop chère. Tout comme on peut faire une affaire en or…

    Pour un premier achat, il est donc assez délicat de vous diriger vers les montres vintage, à moins d’être conseillé. L’erreur que font souvent les débutants est de se baser sur le prix des plates-formes comme Chono24. Or, la commission prélevée par ce genre d’intermédiaire pousse les vendeurs à augmenter le prix de vente. Alors que les transactions entre particuliers, sans intervenants, sont plus proche du juste prix. Mais plus risquées.

    Le prix du cœur

    Enfin, il arrive qu’on soit prêt à payer plus que de raison. La rareté d’une pièce vintage peut pousser l’acheteur à payer plus, apeuré par la crainte de ne plus avoir l’occasion de trouver le modèle. Ou tout simplement parce que ça lui convient. Si c’est en connaissance de cause, cela se comprend. Entre les indépendants qui comptent sur l’ignorance des débutants et les vendeurs passionnés qui tirent les tarifs vers le bas, estimer le véritable prix est affaire d’expérience et ne garantit pas un bon achat. En résumé, si vous tenez réellement à acquérir une pièce vintage, orientez vous vers les sites reconnus dont les tarifs se situent entre 200 et 2000 euros. À noter qu’un article entièrement dédié au premier achat vintage est disponible ici.

    Quelle taille choisir ?

    Il n’y pas de règles mais il existe une consigne : on ne porte pas de montre dont les cornes arrivent jusqu’aux extrémités de votre poignet. Une Panerai 45 mm sur un poignet de 17 cm de circonférence, ce n’est pas de bon goût. De même, la taille minimum pour un homme est conventionnellement de 31 à 33 mm. C’était d’ailleurs à peu près ce que portaient ces messieurs au début du 20e siècle. Aujourd’hui, bien qu’on observe un retour aux diamètres contenus, la norme est autour de 41 mm. Ne vous laissez cependant pas influencer par ce critère et n’oubliez pas que ces chiffres sont relatifs. Si la montre vous plaît, peu importe sa dimension. Le diamètre est toujours indiqué sur les fiches mais si le chiffre ne vous parle pas découpez un gabarit en papier et passez le au poignet. Ça aide.

    Si vous désirez approfondir le sujet de la taille des montres, c’est sur cet article.

    Quelle forme et quelle proportions ?

    Les formes ont un impact direct sur la perception de la taille. À l’œil, une montre coussin de 35 mm aura l’air aussi imposante qu’un modèle rond de 38 mm. De même certaines montres de tailles identiques donneront des résultats différents. Car ce qui donne l’impression de la taille, c’est l’épaisseur de la lunette. Ça peut sembler être une généralité, ça n’est pas faux pour autant. La couleur joue un rôle également, les teintes sombres paraissent plus ramassées que les claires.

    Ce qui compte le plus, encore une fois , c’est l’essai. C’est au porté et devant un miroir que l’on apprécie si la montre nous convient.

    Carrée, Rectangulaire, Baignoire, Coussin, Tonneau…
    montre en fome de tonneau , omega
    Une montre tonneau

    En conclusion

    Un premier achat horloger s’appréhende avec un minimum de patience et de connaissances. Il s’agit de ne pas mésestimer les difficultés liées à la dimension du marché. Pour que l’expérience soit positive mieux vaut s’adresser à un professionnel et toujours essayer avant de choisir. Sachez pour finir que les montres de luxe sont très addictives et qu’un premier achat n’en exclut pas un suivant.

    Si vous toujours besoin de conseils malgré la lecture de cet article, nous disponibles vie le formulaire de contact.

    Bon achat !

  • Tudor et Rolex, match neutre

    Tudor et Rolex, match neutre

    Qu’on aime les montres vintages ou contemporaines,Tudor et Rolex sont des références inévitables dans l’univers horloger. Leurs mouvements sont précis et hauts de gamme, leurs styles classiques et élégants. D’autres points communs rapprochent ces maisons sœurs dont une esthétique semblable et une politique dirigée vers la fiabilité et la durabilité. Une différence importante les sépare malgré tout car si Tudor vise aussi l’excellence horlogère, elle le fait pour des tarifs deux fois moindre que ceux de son aînée. C’était d’ailleurs l’idée lors de sa création en 1905 : permettre au plus grand nombre de s’offrir une montre de luxe sans pour autant nuire à la clientèle Rolex.

    Comparaison n’est pas raison

    Disait Raymond Queneau. Cet article n’a justement pas pour ambition de comparer Rolex et Tudor mais plutôt de présenter ces deux maisons sous un jour objectif. On entend trop souvent que Rolex est une marque de poseurs et que Tudor est destinée à ceux qui ne peuvent pas s’offrir une Submariner.

    Leurs identités, leurs similarités comme leurs différences sont malgré tout autant d’options qui s’offrent à un client hésitant entre deux maisons, qu’elles soient apparentées ou non. Entre deux plongeuses semblables, le budget et la qualité du mouvement sont des critères de choix.

    La Submariner et la Black Bay 58, des montres de sport

    Ces modèles iconiques sont les plus pertinents à mon sens si l’on veut comprendre et apprécier les deux marques. Ils ont beau partager certains détails comme la typographie et les index, le reste de leurs spécificités diverge largement. Si l’une est plus urbaine que l’autre, elles sont toutes deux des montres de sport chics.

    Peut-on considérer pour autant que la Submariner était la première du genre ?

    La Submariner

    La Submariner et son fameux cyclope lui permettent d’être connue et reconnue au point de faire partie de l’inconscient collectif. Il faut avouer que c’est une magnifique montre qui a défini ce à quoi une plongeuse habillée doit ressembler si on veut la porter avec une chemise ou sur la plage de Saint Martin.

    Crédit : Rolex
    Crédit : Rolex

    Rappelons que c’est Omega qui sorti la première montre dédiée aux environnements sous marin et qu’elle était rectangulaire car pourvue d’un double boîtier étanche ( L’Oméga Marine ci dessous ). La Fifty Fathom de Breguet est arrivée 20 ans plus tard mais proposait une lunette tournante indispensable pour les activités sous marines.

    Crédit : Verygoodlord

    Rolex à suivi le mouvement d’Oméga avec une plongeuse fonctionnelle étanche à 300 m que l’on regarde avec plaisir. L’ajout de la date, une complication dédiée aux montres de ville, a fini de convaincre le public quant à la polyvalence de la Submariner. On se demande rarement quelle date on est 10 mètres sous l’eau mais c’est bien utile au quotidien. L’utilisation du cyclope fut un autre coup de génie car il est non seulement pratique mais il est aussi devenu iconique.. On aime ou on déteste cette protubérance, mais elle est bien utile pour lire la date sans effort.

    Praticité, beauté, fonctionnalité sont les qualités indispensables au style sport chic et Rolex l’a bien compris en proposant cette Submariner qui devint la première référence en matière de montre sportive élégante.

    .

    La Black Bay 58

    Également étanche à 300 mètres, la Tudor à été conçue dans un esprit plus traditionnel, un peu plus élégant que sportif mais sans pour autant se renfermer dans un style définitif. La Black Bay 58 est une plongeuse de ville, dirons-nous. Aussi à l’aise en soirée que pour faire trempette entre gens du monde.

    Crédit : Tudor

    La combination du noir et d’un doré léger avec l’acier gris évoque les temps anciens avec subtilité. L’absence d’épaules autour de la couronne lui confère une certaine élégance, au détriment de l’aspect sportif. Personnellement je la préfère avec une lunette colorée qui lui donne plus de caractère. Mais elle ne manque pas de présence sur un poignet, ça c’est certain.

    Notez que les Black Bay sont magnifiques sur cuir comme sur acier. J’ai longtemps porté la mienne avec un bracelet technique gris mais j’ai fini par opter pour le bracelet acier. Dommage que le changement soit si peu pratique ( j’ai pourtant l’habitude ) car j’aurais volontiers alterné.

    Deux excellents mouvements

    Là encore l’excellence est au rendez vous, autant dans la fiabilité que dans la performance. Rolex s’impose par exemple des normes de précision bien plus drastiques que Tudor et que toutes celles des autres maisons d’ailleurs. La marque à la couronne garantit – 2 / +2 secondes par jour alors que la norme Cosc certifie que Tudor ne derivera pas plus de – 4 / + 4 secondes quotidiennement. Le calibre Rolex 3135 est un véritable calibre manufacture alors que le Tudor est basé sur un Kenissi dont sont dotés d’autres marques, comme Breitling par exemple.

    Le 3135 et le MT 5402 sont cependant tous deux excellents. Et très bien règlés à la sortie d’usine, ce qui n’est hélas pas toujours le cas chez les concurrents.

    Source Caliber Corner / Tudor

    Le MT 5402 est qualifié de mouvement manufacture ce qui est vrai puisque c’est Tudor qui le créa en 2015. Ce n’est que plus tard qu’il fut produit par Kenissi. La fonction première de cette récente manufacture était de fournir Tudor et de lui permettre de s’affranchir des calibres ETA au profit des MTxxxx. Aujourd’hui, Kenissi produit également pour Chanel et Breitling. Il me semble même en avoir croisé sur des marques indépendantes dont le nom m’échappe.

    Montre Day Date Rolex en or
    Source Caliber Corner / Tudor

    Le 3135 Rolex quant à lui est vraiment un mouvement propriétaire natif, plébiscité par de nombreux horlogers. Crée et fabriqué par la marque, il a acquis une réputation de  » tracteur  » infatigable.

    L’un comme l’autre sont de très bons mouvements, je peux vous l’assurer. Si on devait les comparer à des moteurs le 3135 serait l’équivalent du 6 cylindres à plat de Porsche et le Tudor un V6 Ferrari.

    Deux styles trop proches ?

    Rolex propose une vision plus sportive et moderne que Tudor qui plaira davantage aux amateurs de vintage, nous l’avons vu plus haut. Quant au reste de leurs productions, les styles sont vraiment proches. Certains modèles sont même similaires.

    On pense immédiatement à la Tudor Royale et à la Rolex Perpetual Day Date qui sont quasiment identiques dans leurs conceptions :

    Crédit : Tudor
    Crédit : Rolex

    Les ressemblances de ces deux maisons ne sont pas fortuites, il s’agit de proposer deux gammes tarifaires éloignées de plusieurs milliers d’euros en moyenne, c’est à dire une alternative moins luxueuse pour un design équivalent. En revanche, les éditions limitées Mickey Mouse et autres cadrans bigarrés sont l’apanage de Rolex. Une idée d’ailleurs reprise par nombre de maisons comme Oris et son Kermit. J’imagine Mal Tudor sortir une BB58 Michel Vaillant. Mais qui sait ?

    On pourrait donc reprocher à ces deux maisons de manquer d’indépendance, de ne pas proposer de produits assez différents. Des efforts sont pourtant faits mais les similitudes restent plus nombreuses que les différences. Dans cet exercice, c’est Tudor qui a le plus à prouver.

    L’Image de marque de Rolex

    La malheureuse phrase d’un homme politique et qu’on a tous entendu : » On a pas réussi sa vie si on ne possède pas une Rolex à 50 ans ». aura fait autant de mal que de bien.

    Elle a réduit l’achat d’une Rolex à la un usage ostentatoire et a grandement nuit à l’image de la marque. Mais les fans ne se sont pas laissés berner car ils connaissent bien les qualités horlogères de la maison. D’autant plus que les calibres Rolex sont propriétaires et méritent réellement la mention de mouvements manufacturés. Pourtant, un ingénieur sera davantage attiré par la discrétion d’une Tudor alors qu’une vedette préférera une Rolex.

    Tudor : la montre des gens pragmatiques ?

    Si Rolex a vu son image quelque peu écornée.Tudor en a profité pour devenir une alternative d’autant plus sérieuse. Quant aux sempiternelles liste d’attente chez Rolex, elles ont bien sûr profité à Tudor. Le marché gris sur lequel on trouve des modèles Rolex plus chers que leurs prix en boutiques n’existe pas chez Tudor. C’est heureux.

    Mais surtout la clientèle est, si l’on pouvait la cataloguer, complètement différente de celle de Rolex. C’est la star contre l’homme d’affaire, le patron de multinationale contre le directeur financier. Je ne parle pas de moyens pécuniers mais bien de deux approches du prix des choses radicalement opposées.

    C’est d’ailleurs certainement ce que recherche Tudor dans sa politique marketing. Cela permet en outre de conserver deux marchés complémentaires.

    Match neutre

    Pas de gagnant ni de perdant. Seulement deux maisons sœurs qui cultivent leurs spécificités et grandissent en s’affranchissant peu à peu l’une de l’autre, tout en sachant que les liens familiaux sont définitifs.

    D’un point de vue plus horloger, on peut dire que les mouvements sont l’axe majeur qui sépare Tudor de Rolex. Excellents dans les deux cas, manufacturés en natif chez Rolex mais ultérieurement par Tudor, ils représentent tous deux le haut de gamme des calibres. Avec un petit plus pour Rolex tout de même.

    Le prix s’en ressent mais là encore c’est surtout une politique tarifaire plutôt que la recherche du meilleur rapport qualité prix. Personnellement je n’ai jamais été séduit par Rolex en dehors des modèles vintages des années 30 ou de certaines Cellini. C’est le côté ostentatoire qui m’a fait préférer Tudor. Mais je comprends que d’autres aient un avis opposé.

    Personne n’a tort ni raison car ces deux maisons sont magnifiques.

  • Mon premier achat vintage

    Mon premier achat vintage

    J’ai remarqué que bien des amateurs de montres en viennent à s’intéresser aux montres d’antan. C’est d’ailleurs un peu vrai pour tout ce qui a trait à l’artisanat. Tendance et nostalgie sont le Nord et le Sud dans le monde du bel ouvrage. La première s’inspirant de la seconde, c’est assez logique. Il en va de même chez les passionnés : les amateurs de belles montres contemporaines suivent souvent le même chemin et remontent le temps.

    Pourquoi le choix du vintage ?

    Rolex, Omega, Piaget… toutes les grandes maisons ont hérité de centaines d’années d’expérience horlogère. Les calibres manufacture en sont la preuve ultime. Une marque moderne n’aurait aucun intérêt à réinventer la roue et ferait une grave erreur en proposant un mouvement créé à 100% en interne. Il faudrait un temps fou, des sommes colossales et le bénéfice serait nul. En un mot, on ne réinvente pas la roue. Il y a cependant eu de gros progrès technologiques depuis lors, notamment au niveau des matières employées.

    L’attrait du vintage réside précisément dans l’appréciation de l’histoire des grandes maisons à laquelle on accède via l’acquisition d’un modèle iconique, voire historique. Tout ça pour dire que peu importe l’époque, dans les grandes maisons l’excellence est présente dès les modèles originels. Les montres contemporaines sont magnifiques et sont l’évolution naturelle des modèles d’antan, mâtinés de progrès technologiques et de variations esthétiques. Pourtant, le neo vintage comme on l’appelle pompeusement ressemble fort à un aveu d’impuissance créative tant les codes d’antan étaient justes. Rassurez-vous, certains garde temps modernes sont sublimes. Mais ils gardent précieusement en eux l’héritage du passé.

    L’autre facteur qui porte le choix des mostrophiles vers les modèles historiques, c’est l’esthétique particulière, caractéristique et originale des montres des années 20, 50, 60 et 70. Les tarifs abordables sont un autre argument, même si on trouve des montres de cinquante ans hors de prix.

    MONTRE JAEGER LECOULTRE VINTAGE
    CHRONOGRAPHE SUISSE
    CONSTELLATION OMEGA

    Une offre pléthorique

    Si vous envisagez de vous lancer dans l’aventure, vous devrez être armé de solides connaissances afin d’éviter de payer trop cher. Ou d’espérer dénicher la perle dont le vendeur ignore tout. Avant tout, il faut choisir votre camp. Préférez-vous les montres restaurées à l’origine ou celles qui expriment leur vécu, leur histoire ?

    Cadran restauré ( suppression du label SWISS MADE, reprise du logo )

    L’état presque parfait : NOS

    Si vous vous demandez à partir de quand on considère qu’une montre est vintage, sachez qu’elle doit être âgée d’au minimum 20 à 25 ans d’âge pour recevoir cette noble mention. Ce qui nous amène au début du 20e siècle. Voici justement une Omega De Ville tonneau des années 90 acquise par la rédaction, un exemple parfait pour illustrer les plus jeunes vintages.

    Il s’agit d’une pièce en excellent état, jamais portée. On peut la qualifier d’état de NOS puisqu’elle n’a quitté les vitrines d’Omega que pour atterrir dans un tiroir et ne plus jamais en sortir. ( NOS : New old stock ).

    Méfiance cependant si vous achetez une NOS directement sans qu’elle soit passée par la case révision. Surtout pour les plus anciennes dont les huiles sont naturelles et ont tendance à sécher. Ne jamais la porter directement, toujours la confier à un horloger. Sinon c’est la panne assurée. Cela n’a pas raté avec ce modèle qui dérive de trente secondes / jour et dont la date passe à 5h au lieu de minuit.

    Un autre exemple, j’ai croisé une IWC NOS. Arborant toujours l’étiquette d’époque, jamais portée. Le temps et probablement les UV ont offert à son cadran une couleur verte très pâle, subtile mais magnifique. Ce modèle relativement simple a vu sa côte grimper grâce à cette particularité. Hélas, je n’ai pas d’image de cette pépite croisée à l’Atelier du Temps. Mais vous l’aurez compris : certaines particularités que seule une très longue période de temps peut causer suffisent à augmenter la valeur nominale d’une montre vintage. C’est le prix du temps.

    On retrouve ce phénomène avec les voitures custom de type rat-road ( voiture rat, dirions nous ), remontées avec des plaques de tôles qui ont passé 50 ans à rouiller. inimitable. Et fort cher.

    Ou la noblesse du vécu

    Une large portion d’amateurs de vintage cherche l’authenticité, l’aspect du vécu, une histoire autant qu’un objet. Le moindre polissage, la plus petite intervention est à leurs yeux un crime. Un montre militaire portée par un soldat, anoblie par l’usure, est pour eux un doux rêve. La patine est à ces passionnés ce qu’un certificat d’authenticité est au collectionneur de tableaux de maître.

    Crédit : Xupes

    Vous serez peut être choqué d’apprendre que restaurer une montre usée peut drastiquement faire baisser sa valeur. Je pense à l’exemple frappant d’un lecteur qui a découvert dans les affaires de son grand père une Blancpain Fifty Fathom originale dont le verre était rayé, le boîtier abîmé et le cadran délavé. En l’état cette pièce vaut entre 10 et 15000 euros alors que la moindre intervention, en dehors bien sûr des éventuelles réparations du mécanisme, aurait anéanti la valeur et surtout l’intérêt de cette montre originale. Un bon horloger saura réparer une montre au vécu marqué mais en sublimant la patine plutôt qu’en la remettant à neuf.

    Un univers d’amateurs avertis

    Comme je l’explique également dans l’article : Ma première montre de luxe ( lien ci dessous* ), il vaut mieux être armé d’un minimum de connaissances sur l’univers du vintage avant d’envisager un achat. Car on peut trouver le même modèle du simple au triple de sa véritable valeur financière, si tant est que quiconque la connaisse .

    Il n’y pas de côtes officielles à ma connaissance, il faut donc estimer soi même si une montre est trop chère. Pour ce faire, il faut se fier à certains facteurs déterminants :

    • La matière. Bien sûr l’or est plus cher que le métal. C’est parfaitement normal. L’écart est cependant moins important avec les montres vintages que celui qu’on trouve entre deux modèles contemporaine or ou acier identiques.
      • Les modèles plein or sont courants dans l’univers du vintage mais bien moins que les plaqué or ou ceux en acier. Il faut toujours observer le dos de la montre, s’il est en acier, la montre est plaqué or. S’il est en or, le dos le sera aussi et un poinçon sera présent.
    • La marque. Évidemment, les grandes maisons sont moins accessibles que les marques plus modestes mais une montre recherchée, même si le fabricant n’existe plus, peut être plus chère. L’exemple des Universal Genève et notamment de la Polerouter illustre bien ce propos.
      • Le retour en grâce. Breitling vient d’ailleurs de racheter / relancer Universal Genève disparue il y a 35 ans. Et ce n’est pas la seule marque qui renaît de ses cendres. Cuervo Y Sobrhrinos, Eska, Vulcain… Tous ces comebacks ont eu une influence sur les prix des modèles antérieurs à leurs disparitions.
    • L’etat esthétique. Voici encore un facteur piégeux puisque certains préfèrent leurs montres anciennes dans leur jus de trouvaille. Alors que d’autres recherchent la perfection. Mais si la montre ne fonctionne pas, le prix baisse.
    • Le mouvement. Imaginons un modèle vintage disponible avec deux mouvements. L’un étant assez répandu et l’autre étant un Zénith 135 ou un IWC 83. Le prix du second modèle exploserait littéralement. Ce sont effectivement deux calibres vintage de légende. Mais cela ne nuit pas à l’explication. Ce principe reste vrai aujourd’hui encore.
    • La rareté. Ou plutôt la demande. Il ne faut pas surestimer l’influence de la rareté sur la valeur d’une montre. Ou même sur celle d’une antiquité ou d’un bijou ancien. C’est la demande qui prime. Souvent les deux vont de pair, je vous l’accorde. Mais je possède une montre lingot des années 30 qui n’existe plus qu’en 30 exemplaires. Elle ne vaut que ce qu’un acheteur est prêt à m’en donner, car personne ne la recherche spécifiquement.

    Vous l’aurez compris, pas facile de savoir si une vintage est vendue à bon prix. sachez que généralement les vendeurs professionnels vendent un peu trop chers et que les particuliers sont plus proches d’un tarif réaliste, bien qu’ils ne vendent parfois pas assez cher. En revanche il ne faut pas acheter de vintages sur les plateformes comme Chrono24 sur lesquelles on croise des prix ahurissants. Le mieux est de poser la question à la communauté ou de faire des recherches.

    Le premier achat

    Deux solutions sécures s’offrent à vous, les magasins ou les sites spécialisés en ligne ou les groupes facebook dédiés. Ces derniers ne proposent pas forcément d’acheter mais je vous invite vivement à les consulter avant de vous décider. Le groupe Chineurs de montres m’a personnellement permis de parfaire ma culture vintage, de poser des questions et de rencontrer des passionnés qui m’aident à ne pas dire pas de bêtises.

    Les premiers prix démarrent dès 100, 150 euros pour une LIP par exemple. Certaines Omega se trouvent facilement autour de 400 à 600 euros. Beaucoup de modèles plus luxueux valent de 1000 à 2000 euros. J’ai découvert ce site, sérieux et éprouvé par mes soins : DuMarko. Que du beau.

    Vous êtes désormais armé pour entamer vos recherches et dénicher votre première pépite.

    340 euros pour du pur vintage russe

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