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Catégorie : Tutoriels

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  • Les remontoirs à montre, le bon budget

    Les remontoirs à montre, le bon budget

    Si vous possédez plus d’une montre automatique et que vous en changez régulièrement, le remontoir est un accessoire très pratique. Il permet en effet de conserver le remontage sans avoir à porter votre montre et d’éviter la remise à l’heure. Il suffit d’y placer votre garde-temps, de choisir le sens de rotation et d’appuyer sur le bouton. Mais il faut bien choisir cet outil car les remontoirs d’entrée de gamme peuvent avoir les pires défauts, voire même dérégler vos précieuses. Ce qui nous amène à la question : cet accessoire est-il indispensable ? Si oui, quel est le bon rapport prix / utilité ?

    L’entrée de gamme et ses défauts rédhibitoires

    Comme je le signalais plus haut, le pire défaut d’un remontoir c’est bien de magnétiser la montre qu’il est censé remonter. Et ce n’est pas l’unique défaut des modèles premiers prix, il y a d’autres inconvénients :

    • Le bruit
    • Pas de batterie intégrée ( possibilité d’alimentation par piles )
    • Alimentation secteur obligatoire à la maison
    • Pauvreté des matériaux
    • Problèmes de sécurité électrique
    • Pas d’application Smartphone
    • Magnétisme du ressort ( vérifié à la boussole )
    Remontoir Mido

    Ce dernier point est plutôt problématique, voire carrément impardonnable. Le coupable ? La partie autour de laquelle on attache la montre comporte un ressort en ferraille qui peut magnétiser votre montre et causer sa dérive ( retard ou avance ). Un comble. J’ai testé un de ces remontoirs avant d’en parler, j’ai vérifié à la boussole avant et après remontage : ma montre a été légèrement magnétisée. Je ne peux pas imaginer que les constructeurs aient négligé un tel défaut mais sur le remontoir ( offert ) que j’ai essayé, c’est arrivé. Loin de moi cependant l’idée de fustiger ce produit Mido en particulier qui a le mérite d’être financièrement abordable. Son tarif est de 130 € mais il est parfois offert lors de l’acquisition d’une montre neuve de la marque. Malgré ce point positif, je vous encourage à opter pour une meilleure qualité.

    Lien vers le remontoir Mido

    Revue du Swiss Cube, finition cuir

    On change littéralement de catégorie avec cette marque suisse dont les tarifs la placent vers le milieu de gamme. Les produits sont de très bonne facture et remplissent la liste des prérequis exigés pour un remontoir digne de ce nom. À modèle égal, l’écart de prix est conséquent chez SwissKubik, il se justifie entièrement par les finitions qui sont purement esthétiques mais qui modifient beaucoup les tarifs. De 450 € environ pour un modèle standard on monte à 900 € pour une version cuir, voire 1100 € pour une collaboration avec un designer. Beaucoup d’autres matériaux différents et d’accessoires sont proposés, comme la vitre ou les supports de montres de tailles variées. Il convient de souligner que l’objet est toujours beau et qu’il mettra votre tocante en valeur. Les performances des Swisskubik sont cependant toutes égales, peu importe leur aspect. Et elles sont à la hauteur du prix tarifé.

    • Piles avec deux à trois ans d’autonomie. Remplaçables, non rechargeables
    • Alimentation usb C 5 v
    • Silence absolu
    • Application SmartPhone
    • Réglages complets et présélections par montres via l’application
    • Cubes empilables

    Le SwissKubik est egalement décliné en modèles une, deux, trois et quatre montres mais il est possible de les empiler. Ci contre, c’est le modèle testé dans cette revue. Recouvert d’un très beau cuir de veau marron coutures ton sur ton qui ne dénotera pas avec votre belle montre. Si je ne me trompe pas, c’est le Masterbox Couture.

    six modèles ensemble
    Un modèle quatre montres

    Les défauts de ses qualités

    Une batterie de trois ans c’est magnifique, la mienne est d’ailleurs toujours à 100 % . Mais ce n’est pas écologique du tout. Heureusement, une alimentation 5 v par USB C est disponible elle est très pratique pour voyager. L’application permet de choisir plusieurs paramètres comme le nombre de tours minute, le sens de rotation, la couleur des leds témoins… Il est possible de créer des profils et de les nommer afin d’adapter le remontage aux spécificités des montres.

    Lien vers le remontoir Swisskubik

    Quid des remontoirs très haut de gamme ?

    Ils sont beaux, ils sont magnifiques et s’ils ne fonctionnent pas mieux qu’un SwissKubik, ce sont avant tout des écrins fonctionnels à la hauteur des plus beaux garde-temps, de véritables objets de collection dédiés aux montres. On trouve pléthore de designs somptueux et de matériaux nobles mais pas d’innovations technologiques notables.

    Remontoir Rapport London chez Ocarat 1825 €
    Remontoir Lefignet, télécommande et verouillage digital
    Remontoir Westminster chez Timespinners

    L’esthétisme de ces créations surpasse de loin l’utilité de leur fonction mais elles sont magnifiques.

    À savoir

    Source : Chrono24

    Avant de remonter votre montre avec l’un de ces accessoires, il vous faut vérifier le sens de remontage : directionnel ou bidirectionnel. C’est pour cette raison que l’on trouve toujours un bouton de changement du sens de rotation ainsi qu’une fonction d’alternance sur tous les remontoirs. Sur le Swisskubik, il faut passer par l’application.

    Conclusion

    Si votre budget le permet ou s’il vous sied d’acquérir un bel objet utile, le Starterbox est un des produits qui propose le meilleur rapport qualité prix dans sa version de base. Ses piles très longue durée et son alimentation USB, son look moderne et son application idoine serviront parfaitement leur office : à savoir remonter votre montre lorsque vous ne la portez pas, vous évitant ainsi un remontage intempestif. Généralement, les possesseurs de remontoirs ne regardent pas à la dépense ce qui ne signifie pas qu’ils consacreront des milliers d’euros à cet achat. Swisskubik a su se placer intelligemment dans une gamme tarifaire abordable qui attirera un nouveau type de consommateurs.

    Une question demeure malgré tout : le remontoir est-il foncièrement utile ? Le débat demeure car sa praticité est indéniable mais le contre argument principal est qu’il diminue la période entre les révisions. En effet, une montre à l’arrêt ne s’use pas contrairement à une montre qui tourne en permanence. C’est un détail qui peut avoir son importance.

  • Quelle taille de montre choisir ?

    Quelle taille de montre choisir ?

    Voici un sujet apparemment anodin mais qui interroge beaucoup. Les primo-acquérants de montres par exemple. Mais il fait également couler de l’encre chez les amateurs : petit poignet, petite montre ? Petite montre, montre de femme ? Il est temps de dépoussiérer les présupposés et par là même d’aider les nouveaux qui hésitent devant la variété de tailles des montres.

    L’évolution des goûts

    Au tout début des montres-bracelets ( 1915 environ ), les hommes portaient des tailles très contenues. 32 mm par exemple était quasiment un standard. Au fur et à mesure des années les diamètres ont augmenté jusqu’à 35 mm vers 1950 puis jusqu’à 38 mm avec les modèles jumbo, autour de 1960. Le dernier tiers du siècle a vu apparaître les premières 40 mm. Enfin, vers 2000, 42 mm est devenu la norme, que certaines maisons ont largement dépassée ( 45 mm ).

    Selection Joseph Bonnie

    On peut donc dire que plus les montres sont anciennes, plus elles sont petites. En résumé, les traditionalistes amateurs de vintage ne jurent que par les petites tailles alors que les contemporains apprécient les grands diamètres. Ce qui est grand ou petit s’apprécie selon l’époque, c’est indéniable en matière d’horlogerie. Sauf que les petites tailles reviennent fort.

    Aujourd’hui

    Généralement, on qualifiera de petite une montre dont le diamètre est inférieur à 36 mm. Voire 35. Les grandes tailles de situent, elles, à partir de 39 ou 40 mm. Entre ces deux dimensions, c’est à la discrétion de chacun. 41 mm sera considéré comme grand ou moyen selon les goûts, tout le problème est là. Les 43 mm sont considérées grandes par tout le monde, c’est déjà ça.

    BB 43 mm, Crédit : Tudor

    La taille et le genre

    Nous avons vu plus haut que dans le temps jadis les montres se portaient beaucoup plus petites qu’aujourd’hui. Les hommes possédaient des modèles entre 32 et 36 mm, une taille plébiscitée par ces dames de nos jours et que beaucoup d’hommes se refusent à porter.

    Ça se complique davantage encore car ces dames apprécient parfois de porter des modèles masculins . Ce qui, je dois bien l’avouer, est assez joli :

    Selection de M Tissier ( Rolex 41 mm )

    À notre époque la norme masculine se situe effectivement au dessus des 40 mm et ce dans tous les segments de marché. Quand je parle de norme, je ne fais que constater que la majorité des montres masculines vendues sont autour de 40 mm, bien qu’on remarque une légère tendance au retour des 38, 37 et 36 mm.

    Alors comment choisir ?

    C’est bien simple, il faut vous affranchir des modes, tendances et conseils. Même des miens d’ailleurs. Il n’y a que trois règles à respecter :

    • Pas de montre dont les cornes frôlent la largeur de votre poignet. Non.
    • On essaie avant d’acheter et on se sert d’un miroir. Il faut voir plutôt que se voir.
    • La montre doit vous plaire même si sa taille vous parait inadéquate de prime abord. II faut s’habituer.

    Tout le reste importe peu. La pièce doit vous séduire en premier lieu. D’autant plus que la perception de la taille d’une montre est conditionnée par l’épaisseur de la lunette, la couleur du cadran et la forme du boîtier. Certaines 41 mm peuvent ainsi paraître plus petites que des 39 mm. Les dimensions corne à corne par exemple sont à prendre en considération.

    Personnellement, je trouve que la règle d’or est transgressée ici. D’autres aimeront.

    Exemples

    Voici quatre exemples de montres de tailles différentes dont les lunettes sont d’épaisseurs diverses. Respectivement une Tag Heur 37 mm, une Riviera Baume & Mercier 39 mm et une Tudor 42 mm, suivie d’une Zenith Elite de 40.5 mm. Je vous concède que les photos ne sont pas le meilleur moyen d’illustrer mes propos puisqu’elles sont toutes en gros plan. Vous conviendrez certainement que celle qui paraît la plus grande est la Zenith, alors que ce n’est pas le cas.

    Photo F.Giacomaggi
    Photo F.Giacomaggi
    Photo F.Giacomaggi
    Photo F.Giacomaggi

    Vous constaterez que la Tudor 42 mm ne parait pas beaucoup plus grosse que la Zenith 40.5 mm, pourtant plus compacte. Quant à la Baume & Mercier, elle semble un peu large à peine plus que la Tag Heuer qui est une 37 mm. Tout ceci s’explique, en partie, par l’épaisseur des lunettes de ces modèles. La couleur des cadrans étant un autre facteur de perception, les tons clairs agrandissent alors que les foncés rapetissent.

    La Runabout de Frédérique Constant, 36 ou 42 mm

    Pour conclure notre réflexion, choisissons un modèle unisexe qui se décline en deux tailles. Hélas, nous n’avons pas ce genre de pièce à la rédaction. Cela ne desservira cependant pas notre propos.

    La Runabout est l’exemple parfait, elle illustre le retour aux tailles modestes et sa version 42 mm correspondante plaira tout autant que la 36. On pourrait penser qu’il s’agit de modèles masculins et féminins mais il n’en est rien. Les marques horlogères tendent justement à ne plus distinguer les univers par genre sur cet unique critère. Personnellement, si je choisissais entre ces deux tailles la petite me conviendrait mieux. Il y a deux ans de cela , j’aurais pourtant choisi la 42. Mais j’aurai pris soin dans les deux cas d’essayer avant de trancher. C’est à ce point précis que je désirais aboutir. Les goûts passent avant la taille.

    Une femme et un homme portant une 36 mm :

    Crédit : Frederique Constant
    Crédit : Frederique Constant

    Et la taille du poignet ?

    Vous remarquerez que nous n’avons pas encore évoqué le sujet des mensurations alors que nous parlons de tailles de montres. C’est volontaire. En moyenne, le poignet masculin mesure 15 à 19 cm tandis que l’on compte de 14 à 18cm pour les femmes.

    Si les petits poignets masculins doivent éviter les énormes 47 mm, les plus imposants ne porteront logiquement pas de très petits diamètres, c’est exact. Mais ce qui est valable pour ces messieurs ne l’est pas pour ces dames. C’est bien la preuve que tout est relatif et subjectif. Plus simplement, un petit poignet peut porter grand mais il faut malgré cela tenir compte de sa taille.

    Vous aurez compris que la taille d’une montre dépend des goûts collectifs et personnels. En dehors des écueils mentionnés plus haut ( montre plus grosse que la largeur de votre poignet ou si petite que le message sera troublé ), votre appréciation sera le facteur majeur de votre choix horloger.

    Et l’épaisseur ?

    Les garde-temps les plus fins mesurent autour de 6, voire 7 mm. Tandis que les plus épais peuvent dépasser 15 mm. Généralement la finesse exprime l’élégance, c’est pourquoi les montres habillées sont fines. Les chronographes sont habituellement plus épais mais ils peuvent aussi dégager une classe folle. On vulgarisera cette observation en affirmant que l’épaisseur est liée aux complications même si, comme toujours, il existe des exceptions. Cependant, on choisit rarement une montre en fonction de son épaisseur.

    En résumé

    On voit des femmes avec d’imposantes Submariner au poignet et des hommes avec de magnifiques petites Piaget vintage. Ces dames sont belles et ces messieurs sont élégants. On constate cependant que les femmes se laissent plus facilement convaincre que les messieurs lorsqu’on en vient à la taille ( des boitiers ). Mais en ce qui me concerne, j’imagine bien une Breguet Classic 31 mm comme celle ci à mon poignet :

    Crédit : BOTTAZZI Jean-Marc

    Les très petites et très grandes montres

    Bien sûr, il existe pléthore d’exemples qui infirmeront ou confirmeront mes propos. On trouve des Panerai de 45 mm, parfois plus encore, qui sont magnifiquement portées. Alors que certains petits chronographes vintage dégagent une présence folle.

    Zenith Pilote, Crédit : Lepage

    Conclusion

    Choisissez votre future pièce avec vos yeux et votre cœur, rangez votre pied à coulisse et surtout, comme je le répète souvent, essayez vos montres. Cela peut sembler être un maigre conseil, c’est pourtant le seul à suivre absolument. Quant à ces dames, elles ont le privilège de pouvoir tout porter. De la Rolex Submariner 41 mm à la Panthère Cartier, tout leur va.

  • Un gadget qui sauve : le démagnétiseur

    Un gadget qui sauve : le démagnétiseur

    Votre montre avance soudainement ? Le stress de la panne monte ? Rassurez vous, avant d’emmener votre précieuse chez l’horloger, il reste un point à vérifier. À l’époque des téléphones portables, du wifi et autres enceintes nomades, votre garde temps a peut-être attrapé le rhume de la montre, il a été magnétisé.

    Le vaccin

    Les montres contemporaines sont très souvent protégées contre les champs magnétiques, jusqu’à un certain point en tout cas. Les Omega et plus récemment les Tudor sont certifiées METAS. Elles résistent largement aux agressions magnétiques quotidiennes. D’autres marques utilisent des matériaux non ferreux ( Pequignet par exemple ) ce qui les protège également. Certains modèles vintages sont protégés mais plus dans l’esprit de la cage de Faraday, les matériaux non ferreux étant plus rares à l’époque ( je crois ). Bref, certaines tocantes sont vaccinées.

    Comment savoir si ma montre est malade ?

    La majorité des modèles de montre reste vulnérable aux champs magnétiques. Pour savoir si la vôtre est atteinte du mal en question, rien de plus simple. Une bonne vieille boussole des familles émettra le diagnostic. Passez votre montre devant l’aiguille et observez bien, si cette dernière bouge légèrement à l’approche de votre montre, c’est qu’elle est magnétisée. Quant aux symptômes ce sont toujours les mêmes : la perte de précision. Retard ou avance sont possibles. Cette astuce ne fonctionne pas avec la fausse boussole d’un smartphone, au contraire elle aggravera le mal.

    Pas d’antibiotiques, un démagnétiseur.

    C’est un gadget que l’on peut se procurer facilement, les horlogers en possèdent tous un, j’imagine. Peu onéreux, on le trouve sur Amazon pour quelques dizaines d’euros. Il suffit de le brancher sur le secteur, de poser votre montre dessus quelques secondes et le tour est joué.

    Si la panne persiste après le traitement, il faut vous diriger vers un horloger. Mais si vous refaites le test de la boussole et que l’aiguille reste immobile, tout va mieux. À l’avenir tenez votre montre éloignée de tout objet électronique ou électrique. Là où il y a du courant, il y a potentiellement des champs électromagnétiques.

    Pourquoi les champs magnétiques altèrent-ils le fonctionnement des montres automatiques ?

    Le ressort spiral, petit frère du pendule des horloges, est au cœur de la montre. Tous deux ont la même fonction, ils régulent le mécanisme via leurs oscillations et ramènent le balancier à sa position de départ. Le spiral influe donc littéralement sur la précision. Or, il est très souvent en métal fin et délicat. Cette finesse le rend particulièrement sensible aux changements thermiques et magnétiques. La dilatation/ rétractation provoquée par l’amplitude thermique est néfaste tout comme les champs magnétiques aimantent le spiral et modifient ainsi la fréquence de son oscillation. La précision est altérée dans les deux cas. C’est pourquoi certaines montres modernes utilisent du Nivachron, un matériau moins sensible au magnétisme.

    Le ressort fait tourner la roue