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Catégorie : Le coin des experts

Rencontres avec les spécialistes

  • Tudor et Rolex, match neutre

    Tudor et Rolex, match neutre

    Qu’on aime les montres vintages ou contemporaines,Tudor et Rolex sont des références inévitables dans l’univers horloger. Leurs mouvements sont précis et hauts de gamme, leurs styles classiques et élégants. D’autres points communs rapprochent ces maisons sœurs dont une esthétique semblable et une politique dirigée vers la fiabilité et la durabilité. Une différence importante les sépare malgré tout car si Tudor vise aussi l’excellence horlogère, elle le fait pour des tarifs deux fois moindre que ceux de son aînée. C’était d’ailleurs l’idée lors de sa création en 1905 : permettre au plus grand nombre de s’offrir une montre de luxe sans pour autant nuire à la clientèle Rolex.

    Comparaison n’est pas raison

    Disait Raymond Queneau. Cet article n’a justement pas pour ambition de comparer Rolex et Tudor mais plutôt de présenter ces deux maisons sous un jour objectif. On entend trop souvent que Rolex est une marque de poseurs et que Tudor est destinée à ceux qui ne peuvent pas s’offrir une Submariner.

    Leurs identités, leurs similarités comme leurs différences sont malgré tout autant d’options qui s’offrent à un client hésitant entre deux maisons, qu’elles soient apparentées ou non. Entre deux plongeuses semblables, le budget et la qualité du mouvement sont des critères de choix.

    La Submariner et la Black Bay 58, des montres de sport

    Ces modèles iconiques sont les plus pertinents à mon sens si l’on veut comprendre et apprécier les deux marques. Ils ont beau partager certains détails comme la typographie et les index, le reste de leurs spécificités diverge largement. Si l’une est plus urbaine que l’autre, elles sont toutes deux des montres de sport chics.

    Peut-on considérer pour autant que la Submariner était la première du genre ?

    La Submariner

    La Submariner et son fameux cyclope lui permettent d’être connue et reconnue au point de faire partie de l’inconscient collectif. Il faut avouer que c’est une magnifique montre qui a défini ce à quoi une plongeuse habillée doit ressembler si on veut la porter avec une chemise ou sur la plage de Saint Martin.

    Crédit : Rolex
    Crédit : Rolex

    Rappelons que c’est Omega qui sorti la première montre dédiée aux environnements sous marin et qu’elle était rectangulaire car pourvue d’un double boîtier étanche ( L’Oméga Marine ci dessous ). La Fifty Fathom de Breguet est arrivée 20 ans plus tard mais proposait une lunette tournante indispensable pour les activités sous marines.

    Crédit : Verygoodlord

    Rolex à suivi le mouvement d’Oméga avec une plongeuse fonctionnelle étanche à 300 m que l’on regarde avec plaisir. L’ajout de la date, une complication dédiée aux montres de ville, a fini de convaincre le public quant à la polyvalence de la Submariner. On se demande rarement quelle date on est 10 mètres sous l’eau mais c’est bien utile au quotidien. L’utilisation du cyclope fut un autre coup de génie car il est non seulement pratique mais il est aussi devenu iconique.. On aime ou on déteste cette protubérance, mais elle est bien utile pour lire la date sans effort.

    Praticité, beauté, fonctionnalité sont les qualités indispensables au style sport chic et Rolex l’a bien compris en proposant cette Submariner qui devint la première référence en matière de montre sportive élégante.

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    La Black Bay 58

    Également étanche à 300 mètres, la Tudor à été conçue dans un esprit plus traditionnel, un peu plus élégant que sportif mais sans pour autant se renfermer dans un style définitif. La Black Bay 58 est une plongeuse de ville, dirons-nous. Aussi à l’aise en soirée que pour faire trempette entre gens du monde.

    Crédit : Tudor

    La combination du noir et d’un doré léger avec l’acier gris évoque les temps anciens avec subtilité. L’absence d’épaules autour de la couronne lui confère une certaine élégance, au détriment de l’aspect sportif. Personnellement je la préfère avec une lunette colorée qui lui donne plus de caractère. Mais elle ne manque pas de présence sur un poignet, ça c’est certain.

    Notez que les Black Bay sont magnifiques sur cuir comme sur acier. J’ai longtemps porté la mienne avec un bracelet technique gris mais j’ai fini par opter pour le bracelet acier. Dommage que le changement soit si peu pratique ( j’ai pourtant l’habitude ) car j’aurais volontiers alterné.

    Deux excellents mouvements

    Là encore l’excellence est au rendez vous, autant dans la fiabilité que dans la performance. Rolex s’impose par exemple des normes de précision bien plus drastiques que Tudor et que toutes celles des autres maisons d’ailleurs. La marque à la couronne garantit – 2 / +2 secondes par jour alors que la norme Cosc certifie que Tudor ne derivera pas plus de – 4 / + 4 secondes quotidiennement. Le calibre Rolex 3135 est un véritable calibre manufacture alors que le Tudor est basé sur un Kenissi dont sont dotés d’autres marques, comme Breitling par exemple.

    Le 3135 et le MT 5402 sont cependant tous deux excellents. Et très bien règlés à la sortie d’usine, ce qui n’est hélas pas toujours le cas chez les concurrents.

    Source Caliber Corner / Tudor

    Le MT 5402 est qualifié de mouvement manufacture ce qui est vrai puisque c’est Tudor qui le créa en 2015. Ce n’est que plus tard qu’il fut produit par Kenissi. La fonction première de cette récente manufacture était de fournir Tudor et de lui permettre de s’affranchir des calibres ETA au profit des MTxxxx. Aujourd’hui, Kenissi produit également pour Chanel et Breitling. Il me semble même en avoir croisé sur des marques indépendantes dont le nom m’échappe.

    Montre Day Date Rolex en or
    Source Caliber Corner / Tudor

    Le 3135 Rolex quant à lui est vraiment un mouvement propriétaire natif, plébiscité par de nombreux horlogers. Crée et fabriqué par la marque, il a acquis une réputation de  » tracteur  » infatigable.

    L’un comme l’autre sont de très bons mouvements, je peux vous l’assurer. Si on devait les comparer à des moteurs le 3135 serait l’équivalent du 6 cylindres à plat de Porsche et le Tudor un V6 Ferrari.

    Deux styles trop proches ?

    Rolex propose une vision plus sportive et moderne que Tudor qui plaira davantage aux amateurs de vintage, nous l’avons vu plus haut. Quant au reste de leurs productions, les styles sont vraiment proches. Certains modèles sont même similaires.

    On pense immédiatement à la Tudor Royale et à la Rolex Perpetual Day Date qui sont quasiment identiques dans leurs conceptions :

    Crédit : Tudor
    Crédit : Rolex

    Les ressemblances de ces deux maisons ne sont pas fortuites, il s’agit de proposer deux gammes tarifaires éloignées de plusieurs milliers d’euros en moyenne, c’est à dire une alternative moins luxueuse pour un design équivalent. En revanche, les éditions limitées Mickey Mouse et autres cadrans bigarrés sont l’apanage de Rolex. Une idée d’ailleurs reprise par nombre de maisons comme Oris et son Kermit. J’imagine Mal Tudor sortir une BB58 Michel Vaillant. Mais qui sait ?

    On pourrait donc reprocher à ces deux maisons de manquer d’indépendance, de ne pas proposer de produits assez différents. Des efforts sont pourtant faits mais les similitudes restent plus nombreuses que les différences. Dans cet exercice, c’est Tudor qui a le plus à prouver.

    L’Image de marque de Rolex

    La malheureuse phrase d’un homme politique et qu’on a tous entendu : » On a pas réussi sa vie si on ne possède pas une Rolex à 50 ans ». aura fait autant de mal que de bien.

    Elle a réduit l’achat d’une Rolex à la un usage ostentatoire et a grandement nuit à l’image de la marque. Mais les fans ne se sont pas laissés berner car ils connaissent bien les qualités horlogères de la maison. D’autant plus que les calibres Rolex sont propriétaires et méritent réellement la mention de mouvements manufacturés. Pourtant, un ingénieur sera davantage attiré par la discrétion d’une Tudor alors qu’une vedette préférera une Rolex.

    Tudor : la montre des gens pragmatiques ?

    Si Rolex a vu son image quelque peu écornée.Tudor en a profité pour devenir une alternative d’autant plus sérieuse. Quant aux sempiternelles liste d’attente chez Rolex, elles ont bien sûr profité à Tudor. Le marché gris sur lequel on trouve des modèles Rolex plus chers que leurs prix en boutiques n’existe pas chez Tudor. C’est heureux.

    Mais surtout la clientèle est, si l’on pouvait la cataloguer, complètement différente de celle de Rolex. C’est la star contre l’homme d’affaire, le patron de multinationale contre le directeur financier. Je ne parle pas de moyens pécuniers mais bien de deux approches du prix des choses radicalement opposées.

    C’est d’ailleurs certainement ce que recherche Tudor dans sa politique marketing. Cela permet en outre de conserver deux marchés complémentaires.

    Match neutre

    Pas de gagnant ni de perdant. Seulement deux maisons sœurs qui cultivent leurs spécificités et grandissent en s’affranchissant peu à peu l’une de l’autre, tout en sachant que les liens familiaux sont définitifs.

    D’un point de vue plus horloger, on peut dire que les mouvements sont l’axe majeur qui sépare Tudor de Rolex. Excellents dans les deux cas, manufacturés en natif chez Rolex mais ultérieurement par Tudor, ils représentent tous deux le haut de gamme des calibres. Avec un petit plus pour Rolex tout de même.

    Le prix s’en ressent mais là encore c’est surtout une politique tarifaire plutôt que la recherche du meilleur rapport qualité prix. Personnellement je n’ai jamais été séduit par Rolex en dehors des modèles vintages des années 30 ou de certaines Cellini. C’est le côté ostentatoire qui m’a fait préférer Tudor. Mais je comprends que d’autres aient un avis opposé.

    Personne n’a tort ni raison car ces deux maisons sont magnifiques.

  • Présentation rapide de Twistheure

    Présentation rapide de Twistheure

    Partager sa passion est une démarche sincère et authentique qui a l’avantage de transformer le travail en plaisir et de faciliter les belles rencontres. Chez nous, la passion est à lire et à regarder via nos articles et nos photos. Elles sont autant de fenêtres vers l’univers si riche de l’horlogerie.

    C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillons sur notre site dédié aux belles montres d’hier et d’aujourd’hui. Dénicher des pépites d’horlogers créateurs, tester les montres de grandes maisons comme les classiques vintage, c’est notre bonheur.

    C’est pourquoi nous testons uniquement ce que nous portons. Sans bien sûr nous fermer aux news que nous envoient les grandes maisons. Car chaque montre est une expérience et une opportunité de partage avec vous.

    Pourquoi pas vous ?

    Si vous possédez une belle montre dont vous voulez parlez, une rencontre est possible. Si vous avez envie de rédiger un test, pourquoi pas ? Si vous êtes horloger et que vous avez à cœur d’aborder un sujet, contactez nous. Tant que la passion vous motive, vous êtes les bienvenus.

    Astuces pour retomber amoureux de votre montre, tutoriels pour la garder jeune, conseils pour votre premier achat ou simplement découvertes de modèles iconiques pour le plaisir de rêver :

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  • Interview de Nicolas, spécialiste des montres Vintage

    Interview de Nicolas, spécialiste des montres Vintage

    Si je peux me targuer de bien connaître l’univers des belles montres contemporaines, je suis moins calé sur les montres vintages. Entre les pièces typiques des années trente, les chronographes des années cinquante ou les boîtiers rectangulaires des seventies, il faut être bien armé pour savoir situer une montre dans son époque où dénicher une pépite sans la payer trop chère. Je me suis donc inscrit sur un groupe Facebook dédié il y a un an, dans l’espoir de parfaire mon bagage.

    Le choix fut aisé, une recherche des mots clés « montre » et « vintage » et je trouvai un groupe francophone sur lequel je fis une demande d’inscription, rapidement traitée. Les présentations et remerciements d’usage effectués, j’ai été gentiment accueilli. L’esprit du groupe semblait agréable, ce qui est loin d’être le cas partout, croyez moi.

    logo groupe facebook
    Groupe Facebook pour mostrophiles nostalgiques

    Assez rapidement, j’ai observé que Nicolas M, membre administrateur, était fort instruit dans le domaine des tocantes anciennes . Entre passionnés le courant passe toujours bien, je l’ai donc contacté après quelques jours pendant lesquels j’ai partagé mes montres avec la communauté, posé des questions et fait connaissance. J’ai enfin proposé une interview à Nicolas qui a gentiment accepté. Mon but était simple : apporter quelques connaissances aux lecteurs qui découvrent l’univers des montres anciennes et désirent acheterr leur première précieuse. Car tout le monde désire une montre vintage, oui.

    Bonjour Nicolas et merci de répondre à ces questions. Une partie de notre site est dédiée aux montres vintage, il me fallait donc une personne impliquée dans la communauté. J’aimerais savoir :

    As tu toujours été passionné par les montres ? Comment ta passion a t -elle débutée ?

    J’ai toujours été attiré par les montres, déjà étant petit. Vers sept, huit ans, je jouais avec celle de mon papa quand il ne la portait pas, avec la complicité de ma maman. C’était une Lip Sportville automatique achetée neuve en 73. Mais j’y faisais attention.

    montre lip sportville  de 1973 sur poignet velu
    LIP Sportville 1973 automatique

    Es tu davantage attiré par les montres d’une époque particulière ? Possèdes tu des garde-temps plus contemporains ou es-tu totalement hermétique aux créations actuelles ?

    Je possède 99,9% de vintages et une seule contemporaine : une LIP Général De Gaulle. Ce fut ma première vraie montre car j’avais alors d’autres priorités. Une fois libéré de certaines obligations, je me suis dis qu’il était temps que je m’achète une véritable pièce : la Lip CDG . Ma passion pour les vintages est arrivées juste après.

    Ta montre vintage préférée ? Celle que tu rêves d’avoir ?

    J’ai bien trop de montres favorites…Celle que je rêve d’avoir, c’est mon troisième graal. Une triple date avec phase de lune, pas forcément d’une grande marque car je n’ai pas la bourse qui suit. Un Valjoux 90 me suffira amplement.

    J’ai réussi à obtenir mes deux premiers graals , une Rolex vintage et une UG Polerouter noire.
    Mais pour faire suite à la première question je dirais ma Lip Sportville. La même que porte mon papa encore aujourd’hui et que j’ai mis trois ans à trouver dans un état proche du neuf.

    Magnifique Polerouter sur bracelet acier noir

    Le groupe Ma Montre Vintage est très actif et compte plusieurs centaines de membres. Quelle est selon toi sa plus grande utilité ?

    L’utilité du groupe selon moi est d’abord de guider les néophytes. J’ai en moi cette notion de « protection » et d’aide que j’applique en répondant aux questions, en expliquant les besoins des montres mécaniques (notamment sur l’entretien) car beaucoup ne savent même pas qu’elles en ont besoin ni comment s’en occuper.

    Je dénonce les arnaques autant que possible. Je me rappelle avoir été rappelé à l’ordre sur un autre groupe pour cela, ma publication avait été supprimée par un administrateur qui comprenait bien son intérêt mais ne pouvais accepter le fait de dénoncer…Tant mieux pour eux.
    Moi, je ne peux pas laisser passer ça. Beaucoup ont du mal à comprendre que si nous encadrons les ventes, c’est pour palier à ce genre de problèmes d’une part et d autre part pour remercier les membres les plus assidus de leur participation sur le groupe ( il faut obligatoirement partager sur le groupe pour bénéficier de sa visibilité , c’est donnant donnant ).

    Face aux pêches miraculeuses de certains, je sais que plusieurs s’interrogent et se demandent où et comment chiner. Notamment dans les grandes villes. Des astuces?

    Pour les pêches miraculeuses, il n’y a pas de mystère. Déjà, la région joue énormément… On trouve beaucoup plus de montres dans les brocantes de Franche comté qu’en Normandie, à mon grand regret. Après ,il reste internet. Mais dans tous les cas, un coin à champignons ça ne se donne pas !

    La franche Comté

    Quelles sont les chances pour un chineur d’acquérir une Blancpain, une Piaget ou une vieille Breitling abandonnée ?

    Ce genre de pièces onéreuses ne se trouvent pas ou très rarement en brocante. Comme je le réponds souvent sur le groupe : si j’hérite d’une rolex , même si je n’y connais rien , je ne la jette pas dans un carton pour la prochaine brocante, je cours la faire estimer. Donc la chance de trouver une pièce comme ça en brocante est quasi nulle. 

    Pour un chineur « pro », quel est le plus important ?

    Incontestablement : les contacts…

    On croise beaucoup de LIP sur le groupe. Comment expliques tu la popularité de cette marque ?

    Oui on croise pas mal de Lip. Et c’est normal car Lip a été LE plus connu des fabricants de montres françaises. On croise souvent également Yema, Aurore, Jaz et d’autres françaises. Et pour les suisses on croise souvent : Zenith , Oméga, Longines, JLC, Tissot ( car Tissot avait sa place parmi les grands à l’époque… un peu moins aujourd’hui, je trouve ) et j’en oublie…

    Quelles autres marques croisent -on le plus chez les amateurs de vintage ?

    On voit souvent des marques méconnues, tombées en désuétude mais qui sont appréciées par les collectionneurs. 

    NDR : Gruen, Waltham et Helbros par exemple

    Ce qui compte le plus, c’est donc de porter ce qui nous plait plutôt qu’une Omega, une Zenith ou une Breitling vintage ?

    Oui, c’est primordial. Rien ne sert d’avoir une Omega qu’on aime pas… C’est le meilleur moyen qu’elle reste au fond du tiroir. Moi même, je possède une Aurore et une Jaz que je n’échangerai jamais contre une Omega. Idem pour la valeur sentimentale qui passe bien au dessus de la valeur pécuniaire.

    Beaucoup sur le groupe demandent si ça vaut la peine de réviser une montre non connue. Ma réponse est toujours la même : bien sûr que oui, si on les aime et si on les porte ensuite.

    Quel conseil tu donnerais à quelqu’un qui veut acheter sa première vintage, avec un budget de 400 euros et qui cherche un chrono ?

    De privilégier une marque peu connue. Car de toutes façons les mouvements chronos sont suisses et de qualité, comme Landeron ou Valjoux. Au pire, il faut rajouter quelques dizaines d’euros pour privilégier un achat révisé et garanti par un pro. On en trouve dans les 450-500 €. Vu que la révision coute dans les 300 €, ça ne sert à rien d’acheter un modèle non révisé à 200-250 € qui risque de s’arrêter n’importe quand et surtout de s’user, ce qui va dégrader des pièces qu’il faudra changer plus tard. Et reviendra inévitablement plus cher. Alors oui, on peut trouver un chrono vintage de grande marque à 400 € mais il ne sera pas entretenu…

    Finalement, même une Breitling vintage tournera avec un Venus tout comme une marque moins connue le ferait. Alors qu’aujourd’hui les mouvements des grandes maisons sont davantage personnalisés et parfois entièrement manufacturés , c’est bien ça ?

    Effectivement, la Breitling vintage utilisera bien un venus sauf que le tarif sera bien supérieur à cause de la marque. Les très grandes maisons auront du manuf comme Bréguet ou Patek. Mais les Omega, Oris et bien d’autre utilisent maintenant de l’ETA modifié. Quand on modifie un mouvement, même de manière non significative, on a légalement le droit de dire que c’est du manuf ( comme le plat maison au resto dans lequel on rajoute juste une sauce ) alors que dans les Omega vintages, c’était systématiquement des mouvements maison. Donc je pense qu’on trouve plus de mouvements manufacturés dans les vintages que dans les contemporaines. Aujourd’hui, c’est le coût qui décide. Et Omega appartient au groupe swatch, qui possède aussi Eta … Donc forcément, ils ont intérêt à s’y fournir.

    Merci Nicolas, personnellement j’ai appris des choses. J’imagine que les lecteurs également. Le mot de la fin ?

    Qu’importe la montre pourvu qu’il y ait l’ivresse!

    À propos de Nicolas : Il ne porte que des bracelets acier.